Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Russie’

Voici quelques images des derniers jours en Russie… Avec la fameuse soirée je mange une chèvre ! Demain visite de l’usine Honda de Kumamoto. Une nouvelle étape de l’aventure. Presque la dernière. Mais surement de quoi trouver de tas de nouvelles idées…

Here are a few pictures of the last days in Russia… Including this great evening when I ate goat! Tomorrow I am visiting the Honda factory in Kumamoto. A new stage of this adventure. Almost the last one. No doubt it will bring plenty more ideas…

Altan Urag, vu à Oulan Baator

La chèvre !

Les enfants et la chèvre

Il faut tout finir...

Avant de manger, les essais

Une famille qui m'a accueilli

Dans la yourte

Sibérie, Pause café

Et un peu de repos

Plus que 2'000km... Vladivostok

Publicités

Read Full Post »

Les choses se sont un peu précipitée à Vladivostok, d’où ce petit temps avant de donner des nouvelles, dans un post un peu long, mais important.

Arrivée à Vladivostok, le bout de la route / Arrival in Vladivostok, the end of the road

Mélusine est arrivée à Vladivostok après avoir roulé plusieurs jours de suite dix heures par jour pour rattraper le temps et arriver à bonne date pour le ferry et sortir de Russie avant la fin de son Visa. Vladivostok à été un vrai soulagement. Après être partis de Paris (bon pas tout à fait au bord de l’Atlantique mais pas loin…) la moto et son pilote se trouvait bloquée par la mer de Japon, le bout de la route !

Le réseau motard est très développé dans ces régions de Russie avec une vrai solidarité entre eux. Quelque jour auparavant, elle avait du s’arrêter dans un garage pour acheter de nouvelles bougies, et le garagiste, motard, avait appelé des amis à Vladivostok. C’est donc un couple de ce réseau de motard qui l’a accueilli dans la capitale de l’est. Il était déjà près de 23h00, et il restait à Mélusine à déplacer sa moto du point de rendez-vous avec ce couple, au centre ville, jusqu’à leur habitation en périphérie. Malheureusement, le régime Vodka un peu trop habituel ne convient pas à tous le monde et sur la route un chauffard ébriété lui a soudain coupé la route, obligeant Mélusine à se

Entrée de Vladivostock / Entering Vladivostock

jeter sur le bas côté, assez profond, pour l’éviter. La moto n’était plus toute jeune, et quelques pièces n’attendaient que Vladivostok et un fossé trop profond pour dire à Mélusine qu’elles avaient déjà bien fait leurs travail. La suspension centrale « mongole » a cassé net, ainsi que le silentbloc, le moyeu arrière à prit un coup et le choc a du bouger ce qui tenait en équilibre dans le moteur qui n’a plus voulu redémarrer.

C’est donc tractée qu’elle a pu rejoindre la maison de ses amis, par un chauffard contrit presque dessoulé.

Au petit matin la police venue pour faire le point sur l’accident a confirmer à Mélusine qu’elle devait bien quitter la Russie et ne pouvait rien faire pour prolonger son visa. Par contre elle voulait garder la moto comme pièce à conviction.

Mais la lumière permettait surtout de faire un vrai état des lieux des réparations à effectuer. Rien d’insoluble… Mais du temps, des pièces à trouver et des réparations sur des réparations qui commençait à fragiliser l’ensemble. Une Varadero 125 est solide, très solide, mais a aussi ses limites, et Mélusine a bien senti qu’avec le temps impartis, les problèmes policiers les réparations devenaient totalement aléatoire. Elle avait aussi le sentiment que sa brave moto était arrivée au bout du chemin : elle l’avait amenée jusque là, à Vladivostok, au porte du Japon, avant de lui dire qu’elle était arrivé au bout de la route. Et la police ne voulait vraiment pas la lâcher.

Après avoir parcouru près de 140’000 km (plus de 3 fois le tour de la terre), 21’000 km pour cette expédition dont 5’000 de piste et routes défoncées,

Good-bye Sweet heart

Mélusine a décidé de dire au revoir à sa Varadero ! Une décision logique, mais malgré tout difficile après un tel parcours. Il a fallu un moment pour parvenir à lui dire Adieu…

Elle a dès lors juste eu le temps de trouver un billet pour le Japon et faire des papiers pour donner sa moto au couple de motard une fois l’investigation terminée. Elle ne roule aujourd’hui plus, mais Mélusine ne doute pas qu’après être passée dans les mains de ce bricoleur, elle repartira pour une nouvelle vie et fera le bonheur de quelqu’un. Elle a l’impression de rendre un peu de ce que tant de monde lui a donné le long de la route.

Mélusine vient donc, un peu dans la précipitation, d’arriver au Japon. Sans la moto, c’est vrai, mais c’est tout de même elle qui l’aura conduit jusque là.

Le voyage n’en est pas tout à fait terminé pour autant ! Il y a beaucoup à raconter sur ces derniers jours, ce que ne manquera pas de faire Mélusine prochainement (avec les images de la chèvre….!) Et il reste 15 jours durant lesquelles elle va visiter le Japon, le but malgré tout de ce voyage.

Et surtout, Honda Corp. lui a proposé de lui faire visiter son usine de Kumamoto, dans le sud, sur l’ile de Kyushu. Quelque chose de rare qu’elle fera avec grand plaisir.

Et comme toujours… Déjà les projets germent. Le voyage se termine pour qu’un nouveau puisse commencer. Et si on rentrait par l’Asie du Sud. Et si on traversait l’Orient. Et si…

Things got rather hectic in Vladivostok, hence this short delay before giving news. This article is a bit long but very important.

Mélusine arrived in Vladivostok after driving several days some 10 hours a day so as to compensate for the two lost days, arrive on time for the ferry and leave Russia before her visa expired. Reaching Vladivostok as true relief. After leaving Paris (OK it isn’t close to the Atlantic but it isn’t that far either…) the bike and her pilot had the Japan sea as end of the road!

Bikers networks are extended in these parts of Russia with and solidarity is their name. A few days ago, she had to stop at a garage to buy new spark plugs and the mechanic, a biker, called friends in Vladivostok. A couple of this network welcomed her in this eastern capital. It was nearly 23:00 and all Mélusine had to do was drive from the centre of town to their home in the suburbs. Unfortunately, vodka is not a good friend to all and a drunk driver suddenly cut the road, forcing Mélusine to throw herself on the side which was deep enough to avoid him.

The bike being old and a few parts were only waiting for Vladivostok and a deep gully to tell Mélusine they’d done all they could. The Mongol suspension broke as well as the silence block, the back hub took a blow too which shifted something in the engine as it refused to start again.

The bike was pulled at the friends’s house by the remorseful driver who was less drunk.

In the morning the police came to take the complaint and confirm to Mélusine that she had to leave Russia. They could do nothing to prolong it and they wanted to keep the bike as evidence.

Daylight though showed all that needed repairing. Nothing impossible… given time. Parts to find, repairs on repairs… A Varadero 125 is sturdy, very sturdy even, but it has its limits and Mélusine felt that in the time she had left, the problems with the police and the repairs that needed to be done all this was getting out of hand. She also felt that her brave bike had reach the end. She had taken her that far and had waited to reach Vladivostok, gates to Japan, to say it was the end of the road for her. And the police categorically refused to let go of her.

After having travelled together nearly 140 000 km (more than 3 times the circle of the earth), 21 000 km for this expedition, 5 000 of which on rutted tracks,

Mélusine decided to say good by to her Varadero. A logical decision but so difficult to take after such a ride. Good byes were long and painful….

After that Mélusine had barely time to get a ticket for Japan and draw the papers for the bike to be given to the couple when the police will release it. She cannot run anymore but Mélusine has no doubt that once under the hands of a passionate she will roll again and will make someone else happy. Mélusine feels it is a small gesture to give back a little to all those who gave her so much on the way.

Even if it was a bit hectic, Mélusine has just arrived in Japan. Without the bike but it was she who drove Mélusine all the way to where she is now. A lot still remains to be told about these last few days and Mélusine will no doubt share all this with us (more goat pictures please….!). And there are still 15 days to visit Japan which was one of the aims of this trip.

More over, Honda Corp. has offered that she visits their factory in Kumamoto, located in the South on the island of Kyushu. This is an exceptional invitation and Mélusine will go with real pleasure.

As always… New ideas of projects come to life. A journey ends allowing another to begin. What if we came back via South Asia… What if we crossed the Orient… What if…

Read Full Post »

Il est minuit dans l’orient Russe lorsque Mélusine nous a envoyé un SMS : La voilà arrivée à Vladivostok ! Visiblement les deux derniers jours ont été épique, mais le résultat est là. elle vient de terminer la traversée intégrale du continent Asiatique. Sa moto Varadero 125 l’aura bien conduit jusqu’au Japon puisque, maintenant seul la mer du Japon la sépare de son but final. Demain, sans doute plus de nouvelle ! BRAVO à la conductrice et sa moto.

Trajet final jusqu'à Vladovostok

Read Full Post »

Mélusine roule, entre 8 et 10 heures par jours sur des mauvaises pistes, afin d’essayer de rattraper son retard et d’arriver à temps à Vladivostok. Elle en est encore à 1500 kilomètres, mais elle avance bien et cela semble encore possible de respecter les délais prévus. Elle ne ne peut pas communiquer, mais nous profitons pour publier un texte resté en suspend suite à son problème de vol, un peu plus sympathique celui là, à la frontière avec la Russie:

On trait les chèvres / Milking goats

« J’arrive  a Darhan et un motard me dépasse. C’est le premier mongol que je vois en grosse bécane (une susuki 1000). puis un deuxième, un troisième… Un groupe entier de motards. Pas une seule fille bien entendu. La moto est une chose sérieuse ici ! Je demande s’il connaisse une poste et ils me proposent de venir avec eux pour manger une chèvre ! J accepte cela a l air rigolo. Il font un peu rebelle, certain ont une crête, d’autre pleins de tatouages. Nous allons à 10km de la ville. Ils s’arrêtent d’abord pour acheter des bières et boire un coup de vodka pour la route. Celui qui habite ici a un side-car. Nous nous retrouvons dans la campagne, chez un de ses ami qui a un élevage de chèvre. Pendant que 3 d’entre eux essaye d attraper la chèvre, c’est démonstration de side-car, j ai même le droit de l essayer. Ils me font aussi monter sur un cheval et heureusement pas attraper la chèvre… l ambiance est cool.

Il y a deux yourte, une pour la mère du gars et l autre pour lui sa femme et leur deux petite filles de 2 et 4 ans.

ensuite ils tue la chèvre. C’est horrible, il ne lui tranche pas la gorge, il lui ouvre le ventre et plonge son bras à l’intérieur pour lui couper l’artère principale. Mais le gars qui m’a proposé de venir est ravit car il veut que je film, c est la deuxième bête que je film en train de se faire étriper pendant mon voyage en Mongolie. On mettra un sigle « interdit au moins de 16 ans » à la diffusion.

Enfin après il lui enlève la peau, les boyau, la coupe en morceau et dans une grande marmite, pleine d’eau ils mettent des pierres brulante qui étaient dans le feu et les morceau de

Tradition Mongole, au col / Mongol tradition.. To the brim

chèvre, un chou, des patates et un assaisonnement… Et il n’y a plus qu’à attendre que cela cuise tranquillement.

En attendant, dégustation d’alcool traditionnel à base de lait de jument fermenté, (c’est pas fort mais c’est pas bon non plus). Evidement le premier verre, tu es obligé de le boire en entier sinon cela ne va pas, puis bière ou vodka. ils font des tours de moto, un groupe se crée a part pour fumer de la marijuana local, des joint énorme 100 pour 100 herbe, pas de filtre, pas de tabac, roulé dans du papier pour nappe. autant dire qu’une heure après certains n’étaient plus très frais.

mais c’était l’heure pour manger la chèvre alors… A table !

ils sortent d’abord les pierres brulantes et graisseuse de la marmite et chacun a droit a sa pierre. Elle est brulante alors tu la passe dune main à l’autre c’est bon pour la santé parait-il.

Ensuite tu as les mains dégueulasse, mais t’es prête à manger. j’ai une assiette avec un bout de chèvre bien graisseuse que j’essaye de manger comme je peux avec mes doigts. Puis j’ai deux bols de bouillon et une patate, on est une vingtaine autour de la marmite. Et j’ai droit à un bout de graisse pour dessert… impossible de refuser (et j’adore la graisse…)

Je suis ensuite resté dormir avec la famille. Ils m ont offert un lit dans la yourte, et j ai très bien dormi… Avant de repartir. Comme toujours. »

Mélusine drives 8 to 10 hours a day on bad road to get back on time and be in Vladivostok on the right day. She still has 1500 km to cover but she fares well and it still seems possible to keep to schedule. She can’t go on Internet but we’ll take this silence as an opportunity to publish an text she hadn’t time to share with you because of the theft of her bag. This text is more pleasant and was written after she had entered Russia:

« I reash Darhan when a biker overtakes me. He is the first Mongol I see driving a big bike (Suzuki 1000), then a second one overtakes me, then a third one… A whole group of bikers. No female driver of course. Bikes are serious business here! I ask them for a post office and they invite me to their place to eat a goat! Sounds fun this! I accept with pleasure. They look like rebels, some have a mohawk, others bear tattoos. We drive 10 km from town. They first stop to by biers and get a shot of vodka for the road. The one living there drive a side-car. We soon find ourselves in the country, at one of his friends who breeds goats. While three of them try to catch the goat, I get a side-car show. I’m even allowed to try it. They also make me ride a horse. Fortunately I don’t have to catch the goat. The atmosphere is really cool.

There are two yurts. One for the guy’s mother and one for him, his wife and his two girls (2 and 4).

Then they kill the goat. Gruesome. They don’t cut her throat but slice her belly instead and plunge inside to cut the main artery. The guy who invited me is ecstatic and wants me to film the action. This is the second animal I film being slaughtered during my stay in Mongolia. We’ll have to put a « not for under 16 » warning before showing it to an audience.

Then they skin and empty her before cutting her to pieces.  In a large basin full of water they throw red hot stones which were in the fire, the pieces of meat, a cabbage, potatoes and seasoning…  All there is left to do now is to wait for the lot to cook.

And while you wait, you drink the traditional alcohol made of fermented mare’s milk (not very strong but not that pleasant either). Of course you must drink the first glass to the full if you don’t want to appear impolite, then you drink bier or vodka. They circle around with their bikes. A little group forms on the side to smoke the local marijuana (big joints 100% grass, no filter and rolled in paper table cloth). The least I can say is that after an hour some of them were not all that alert.

But it’s time to taste the goat so… Let’s go!

First they take the burning hot greasy stones out. Each of us gets one. You shove it from one hand to the other because they are so hot. It’s good for your health they say. After that you have dirty hands and are ready to eat. I am given a plate with a very fatty piece of goat to fight with, eating with my fingers. Then I get two bowls of broth and a potato. There are twenty of us enjoying this feast. As a special treat for desert the offer me a piece of fat… How can I refuse (there is no escape anyway)

Then I stay with the family for the night. They offer me a bed in the yurt and I sleep like a baby before leaving… as always.»

Read Full Post »

Comme prévu, le matin à l’aube du premier jour de mon visa j’étais à la frontière Russe. Seulement deux heures et demi plus tard, j’étais entrée à nouveau en Russie, sans problème. L’augure était bonne. Elle ne devait malheureusement pas durer. Quelques heures plus tard, je me suis arrêtée dans une petite ville histoire de faire le plein et prendre quelques kopeks à un distributeur. Comme souvent des jeunes de 14 à 18 ans sont venus autours de ma moto. Du moins presque. L’un d’eux avait aussi une moto sympa. L’instant d’après, il filait sur sa moto avec mon sac avant contenant tout mon électronique et surtout la plupart des images réalisées ces trois derniers mois. L’autre complice et le surveillant de l’ensemble un peu en retrait on aussi disparu. Je cours après, mais c’est déjà trop tard. Je suis effondrée. Sans trop y croire, direction la police. J’ai surtout l’habitude des policiers demandant des bakchichs ici en Russie, et souvent plutôt élevé. J’ai déjà passé des heures à discuter pour refuser de payé 1000 ou 2000 euros… Sans jamais rien payer au final. Mais c’est long parfois. Et là, j’ai peur que cela ne recommence. Personne ne semble vraiment pressé de m’aider, de prendre une déposition ou autre. Les choses se font à la russe, tranquillement. Mais je suis finalement conduite au commissaire qui, trouve finalement un de ses hommes parlant anglais. Mon russe débutant mélangé à mon énervement n’était pas trop compréhensible !

Finalement, nous nous expliquons. Cela fait déjà des heures que je suis là. Mais les policiers s’énervent tout de même. Une étrangères attaquée en plein jour dans leur ville, ça la fout tout de même mal. On m’annonce qu’en général les affaires sont vite revendues. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un miroir ou d’un tube de rouge à lèvre qui constitue souvent leurs butins. Le matériel risque d’être un peu plus dur à écouler. On me montre des photos de jeunes réputés récidivistes. Pas évident de reconnaître quelqu’un. Surtout que je ne veux pas me tromper. Ce qu’il m’annonce vouloir faire s’ils les attrapent ne m’incite pas à donner une fausse personne. Mais j’en reconnais finalement un. Peu de temps après, ils l’on retrouvé et arrêté. Il donne rapidement ses complices. Mais je ne vois toujours pas revenir de sac. Finalement, à 23h, on m’amène le sac. Inventaire fait, il ne manque… que le miroir de mon rétroviseur cassé. je suis épuisée. Mais revoir mon sac est tout de même une sacrée nouvelle ! Le commissaire me prête son bureau pour dormir. Il aura été gentil de bout en bout. De quoi se réconcilier avec les policiers russes.

Le lendemain je voudrais partir, mais la procédure commence vraiment. Une journée pour inventorier mon matériel, déterminer sa valeur ; voir une avocate qui me représentera à un procès où je ne serai pas ; répondre à la télévision régionale qui a fait de cette affaire l’affaire criminelle de la semaine.

On me dit que je dois choisir pour le tribunal la peine demandée. On me propose, pour le plus âgé multirécidiviste soit 2 ans, soit 4 ans de prison ferme. Je signal que je trouve cela un peu beaucoup mais on me répond que cela n’est pas la première fois et que là c’est la fois de trop. Je prend 2 ans. On me montre aussi des photos du camps où ils seront envoyés sans doute. Là certain passe de qq semaines à plusieurs années. Il y a plein d’activité du genre escalade sur les arbres, jeux de balle collectif, apprendre à monter et démonter une kalachnikov… Voilà voilà. Chez nous aussi les prisons sont formatrices en criminalité. Au moins là c’est plus claire.

Ce n’est qu’à sept heures du soir que je suis « libérée » et que je peu repartir pour quelques kilomètres jusqu’à la capitale régionale.

Au final j’y perd tout de même. J’ai mes affaires, mais j’ai perdu 2 jours sur les 10 que j’avais pour rejoindre Vladivostok. Mission devenue presque impossible. Ma moto est vaillante mais elle a tout de même ses limites . Et il n’est pas certain que l’officier des douanes soit aussi sympa pour me laisser tout de même sortir hors visa. D’autant qu’il n’y aura plus de ferry. Je crains déjà les ennuis ou le bakchich… Mais une chose à la fois. Dodo. Et demain, rouler. Autant que possible. Nous verrons bien alors… Une expédition est d’espoirs et d’efforts, de joies et de quelques doutes. Cela n’enlève pas la passion.

As planned I am at the Russian border at the dawn of the first day of my visa. Two and a half hours later and without hassle I am back in Russia. It feels like a good omen. I am wrong though. A few hours later I stop in a little town to fill up and get a few kopeks from an ATM. As usual a small crowd of teenagers ranging 14 to 18 crowded around my bike. One also had a cool bike. A wink later he was off on his bike with my bag which held all my electronic equipment. His other buddy who kept watch also disappeared. I run after them but it’stoo late. Without much hope I turnto the police. I’m more used to them asking for bakchichs here, sometimes rather hefty ones. I have spent hours refusing to pay 1000 or 2000 euros… arguing until they give up. But it can take so much time. Now I fear it will be the same tune. No-one seems in a hurry to help and take my complaint. Things are done the Russian easy going way. I am finally presented to the inspector who brings over of his men who speaks English. My « Russian for beginners » added to great stress doesn’t help them to understand me.

At last we can talk. I have been at the station for hours already. But he policemen get annoyed. Having a foreigner attacked in their town is rather bad. They tell me that usually things get sold quickly. Except that in this case we are not talking the usual loot (a hand mirror or a lipstick) that can be easily transacted. The equipment will prove harder to sell. What they intend to do to these guys when they find them doesn’t entice me to accuse the wrong ones but I do finally recognize one. They soon find and arrest him and he spits out the names of his accomplices fairly quickly. No bag though. At 23:00 they bring it back to me. After inspection, the only thing missing is… the glass of my broken side-mirror. I am worn out but getting my bag back is no small thing! The inspector lends me his office for me to sleep in. He has been thoroughly nice throughout all this. Someone to reconcile me with the Russian police.

I want to leave the following day but procedure kicks in. I spend a day to make an inventory of all my gear, estimate its value, see a lawyer who will represent me at a trial that I won’t attend and am interviewed by the local TV that intends to present this event as the great crime news of the week.

They tell me I must decide on the sentence the tribunal should give. For the eldest who has a record of repeated offences they suggest 2 to 4 years in jail. I think it is a bit much but they insist saying it is not the first time and that this time he has gone too far. I decide on 2 years. They show me photos of the camp where they probably will be sent. Some spend from a few weeks to several years there. There are all sorts of activities… Tree climbing, ball games, learning to dismantle a kalashnikov and putting it back together again… Interesting… In France, jail is also a great school for crime but here they don’t pretend anything else.

I am « freed » at 19:00 and can drive a few kilometres away to the county’s main town.

In the end, although I got my stuff back I still have lost two days. Two days less on the ten days I need to reach Vladivostok. It seems almost impossible to do. My bike is willing but she has her limits. I can’t be sure either that they’ll let me out of the country with an outdated visa at the customs. The ferry will have gone too. It already feels like trouble or bakchich… One thing at a time though. Now sleep, tomorrow the road. As far as we can go. We’ll see then… An expedition is filled with hope and full of efforts, made of joys and a few uncertainties. Passion remains, though.

Read Full Post »

Mélusine est re-entrée en Russie ce matin, visiblement sans difficulté. Elle peut maintenant se concentrer sur la route. En attendant de la retrouver deux nouveaux articles de presse :

– Ce samedi, motomag a publié une news. Voir ICI.

– Aujourd’hui paraît dans moto-infos.com une interview de Mélusine faite à Oulan Baator. Voir ICI.

Quelques nouvelles images sont également en galerie de photo.

A bientôt

Mélusine entered Russia this morning, and without problem. She can now concentrate on the road. In the mean time, here are two new press releases:

– This Saturday on motomag a news. Click HERE.

– Today on  moto-infos.com an interview of Mélusine in Ulant Bator. Click HERE.

Now photos in the gallery.

See you soon!

Read Full Post »

Initialement, lorsque Mélusine à engagé son périple, elle espérait pouvoir passer par la Chine

Route Mongole / Mongol road

depuis la Mongolie. Des informations contradictoires existaient encore sur la possibilité exceptionnelle d’obtenir l’autorisation de conduire en Chine. Il est en effet impossible pour un non résident Chinois d’obtenir un permis de conduire . Un touriste, un transitaire, ne peut conduire en Chine, y comprit son propre véhicule. La Chine s’est donc fermée à Mélusine obligée de repasser par la Russie, où, après avoir obtenu sans soucis les deux premiers visas, le troisième s’est avéré impossible. C’est donc un visa de transit du maximum de durée qu’elle a finalement obtenu, soit 10 jours. ci-dessous une carte de l’itinéraire effectué et de l’itinéraire encore à réaliser.

Elle se trouve aujourd’hui’hui à la frontière russe. Demain, premier jour de son visa, elle rentrera donc en Russie dès les premières lueurs du jour (enfin, dès que les douaniers le voudront bien). Elle aura dès lors 10 jours pour les 4000 dernier kilomètre en Russie, jusqu’à Vladivostok. Là, un ferry part, selon certaine indication, le 31 août ou le 1  septembre pour le Japon. Si tout se passe bien, et que le ferry existe bien, elle devrait donc arriver au Japon début septembre pour les derniers kilomètres de son périple qui en compte déjà 20’000 à l’heure actuelle. Comme on dit… Il n’y a plus qu’à !

Initially, when Mélusine started her adventure, she hoped to drive from Mongolia through China. She was given contradictory information about the possibility of getting an exceptional permit to drive in China. In this country at present, not only a non-resident Chinese is’nt allowed a driving permit but a tourist or anyone in transit cannot drive even their own vehicle. China has therefore closed her doors on Mélusine who found herself forced to go via Russia again. If she obtained the first two visas for Russia fairly easily the third one proved impossible to get. Instead she was given a transit visa with a set number of 10 days. Below you can see the road she has to cover.

Today she is at the Russian border. Tomorrow at the break of dawn on the first days of her visa, she will enter Russia (hoping the custom guys will let her). She will then have 10 days to cover the last 4000 km to Vladivostok. From there a ferry leaves for Japan. It is unsure yet as to the exact date – August 31 or September 1. If all goes well and the ferry does exist, she will be in Japan the first days of September to drive the last stretch of her long adventure which has already covered 20 000km. As one says… Just do it!

Nouveau trajet / New road

Read Full Post »

Older Posts »