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La Mongolie était attendue et redoutée, elle tient toute ses promesses. La beauté des paysages et l’accueil sans faille des nomades de la steppe feront partie des meilleurs

Steppe et montagnes

souvenirs de ce périple solitaire. Les routes assurément des pires… Quoi que l’on dit souvent que les moments les plus dures sont ceux dont on se rappelle le plus. Alors pas de doute, j’en aurais pour des années… Les routes sont souvent en très mauvais états, jamais pavées bien entendu et parfois inexistante. La pluie, un peu trop fréquente depuis l’arrivée de Mélusine dans ce pays de hauts plateaux transforme les chemins en torrents de boues absolument impraticables. Une seule solution alors, s’arrêter et attendre que le terrain s’assainissent un peu.

Les ornières ne sont pas toujours évitable. Résultat, la moto et sa « cavalière » souffre, avec une fatigue qui s’accumule et les premières casses importantes. Il y a deux jours, c’est la suspension centrale qui a cassée net, avec à la clef quelques heures de marche pour trouver de l’aide (ici, aucun téléphone de fonctionne en dehors des villes) et une soudure de fortune qui devra tenir au moins jusqu’à Ulaan Baatar. Ce n’est que là qu’une pièce de rechange pourra être trouvée ou, à défaut, peut-être une meilleure réparation effectuée. En attendant, rouler entre 20 et 30 km/h pour éviter le trous et autres pièges… Ce qui ne fait pas avancer la moyenne ! Mais le moral reste bon tant les découvertes sont nombreuses. A suivre donc…

Petite information comme un clin d’œil en arrière : Il y a une année nous terminions l’expédition Hielo Continental 2009 avec Christian Clot (www.christianclot.com) et aujourd’hui un article sur les aventuriers parait dans le Monde Magazine (supplément du quotidien) avec une photo de cette expédition en double page (dans la pampa… une autre image de steppe dans un sens. Et avec moi dessus en plus. Bon de dos… Mais moi quand même :)). Cela rappelle de bons souvenirs.

Mongolia was much expected and feared. It has kept its promises. The beauty of the country and the warmth of the nomads in the steppe will remain some of the best memories of this solitary journey. And the roads… no doubt part of the worst. Although one often says that the worst moments are the ones you remember best. No doubt she’ll remember those for years… The roads are often in poor state, never paved of course and sometimes… non existent. The too frequent rain pours since Mélusine’s arrival change the roads of this high plateau country into torrents of mud that you cannot drive on. The only solution when it happens is to stop and wait until the ground sucks it up a bit.

Ruts are not always visible which means that bike and rider suffer. This leads to exhaustion that cumulates with the first major damages. Two days ago, the central suspension broke. This has meant several hours pushing the bike to find help (no phone outside towns here). The welding job which was done then will have to hold until Ulaan Baatar. There either Mélusine finds a spare to replace the suspension or the repair can be strengthened. In the mean time she has to drive between 20 and 30 km/h to avoid holes and traps. This is going to slow her average speed tremendously but the moral is good as there is so much to discover. To be continued…

Small info like a wink for the past: A year ago, Christian Clot and Mélusine did the Hielo Continental 2009 (www.christianclot.com). Today Le Monde Magazine has published a two page photo of this expedition (in the pampa… another steppe scenery). You can see Mélusine from the back on it . This brings back good memories.

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Avec la Russie je commence a prendre conscience de la grandeur du monde et des routes avec ces grands paysagess plats légèrement vallonnés. Plus je me dirige vers l’est plus l’air la terre deviennent secs avec une sorte de camaïeu jaune et gris. En Arrivant au Kazakhstan je voie mes premiers chameaux. Ils se baladent en petits troupeau libre le long de la route,  mâchant leur interminable gomme. Ils sont ici les seuls vestiges vivant de la route de la soie, qui pourrait maintenant s’intituler la route du pétrole.
Camions, Trains, villes se sont développés et seul ce pétrole et le gaz sont les rois.

Si entre Etyrau et Beyneu j’ai eut la chance d’avoir une route toute neuve, après Beyneu, la route se recouvre de gravier et de sable et pendant 60km je mort la poussière.

Passage de douane et désagrément
La douane est toujours un moment difficile. Le voyageur en général n aime pas les frontières. Un papier, un tampon, une signature, c’est le festival de la paperasse et de la justification. On piétine en attendant le bon vouloir de ces messieurs le douaniers.
Mieux vaut être frais et dispo, généralement j’étonne, seule en moto sans maris venant de France. Mais parfois on tombe sur le con de service qui a envie d’arrondir ses fins de mois.
Mon visa kazakh stipule bien que je voyage avec une moto 125, mais apparemment il ne m’aurait pas donne un certain papier a la frontière Russe soit 800 km plus loin. Zut. problème, impossible de sortir du Kazakhstan apparemment. flute.
Le douanier qui se veut conciliant m’emmène a l’écart dans une petit pièce. De l argent, il veux de l’argent, je sort 50 euros, il rigole, il veut 2000 dollars, je m étouffe, et puis quoi encore??? Je refuse et je suis bien déprime, le douanier me propose en guise d’échange un petit câlin, pas longtemps, 3 minutes… Je refuse c’est niet, niet, niet, je m’offense, je suis une femme mariée (sic), j ai 2 enfants (tous les moyens sont bon). Bon, il se contenterais de toucher mes seins alors. Il ne me reste plus qu’une carte a jouer, je pleure, montrant a quel point je suis désespérée (et je le suis). Finalement il me laisse repartir…. Lassitude ou la présence masculine de mon nouveau compagnon de route Volker qui m attend a l’extérieur de la cabane ?
Volker est un allemand qui se déplace en Africa twin. Il va jusqu’en en Mongolie. Et le hasard a fait que 10km après la frontière on trouve Igor, un Biélorusse en Vardero 1000 qui vient de réparer une panne.
Pendant 3 jour nous nous baladerons à 3. Igor sera notre interprète.
Etant la moins rapide je serait toujours entre les deux et je retrouve la sensation rassurante d’avoir quelqu’un derrière moi, qui sera la si il y a un problème… Mais rapidement à nouveau je me retrouve seule, et la route continue.

Asie centrale / Central Asia

With Russia I begin to grasp how large the earth is and how far a road can stretch in these vast barely hilly expands. The more I drive East the drier the air and the ground melting in hues of yellow and grey. Arriving in Kazakhstan I meet my first camels. They roam free in small herds by the road, for ever chewing an everlasting gum. They are the last memories of the Silk Road which could be now called the Petrol Highway. Towns have developed, lorries and trains cross the country at the sole service of the Petrol and Gaz kings.

If between Etyrau and Beyneu I was lucky enough to ride on a brand new tarmac, this soon changes to gravel and sand after Beyneu and I eat 60kms of dust.

Crossing the border and troubles

Going through customs is always a difficult moment. Travellers as a rule don’t like borders. A piece of paper, a stamp, a signature… A whole array of paperwork and justifications. You wait for hours until these frontier lords deign to pay you attention. Always better to be rested and relaxed. Usually they are surprised. Alone on a bike without a husband and coming from France at that! But sometimes you come across the usual idiot who wants to fatten his pay check. My Kazakh visa does mention that I travel with a 125cc bike but it seems that at the Russian border, some 800kms back, they forgot to give me a mysterious paper. Bugger… How am I going to get out of Kazakhstan now…

The custom guy, wanting to be helpful take me to a small room. He wants money. I take out 50 euros. He bursts out laughing. He wants 2000 US$. What????? I refuse and feel truly depressed.  The guy suggests a 3minute « cuddle » instead. I refuse. Niet, niet and f… niet. I am very offended. I am married and have two children (any argument will do). He’ll do with only touching my breasts… I have only one card left in my sleeve. I burst into tears, showing how desperate I am (which is indeed the case). Did he get bored or was it the presence of my new travel companion Volker waiting outside the door that prompted him to let me go…

Volker is German and drives an Africa twin. He is riding up to Mongolia. Luck brings Igor a Bielorussian to cross our path some 10kms after the border. He rides a Varadero 1000 and has just made a repair.

For three days, we travel together the three of us. Igo acting as interpreter. Being the slower one, I will always remain between the two of them and I feel the reassuring presence of someone who will be there if there is a problem… But soon I must travel alone and the show must go on.

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