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Posts Tagged ‘Odessa’

4700km… je suis tellement heureuse j’ai l’impression d’avoir fais ma première grande étape.

Odessa est assez étendue et je me suis largement perdu dans sa banlieue. J’avais noté 3 auberges de jeunesse, la première n’existait plus, la seconde soit l’adresse était fausse (autrement dit la traduction car j’ai trouvé les adresses en écriture latine et ici tout est en cyrillique), soit la rue a été coupé, la rue Koblevskaya ne va que jusqu’au numéro 36 et pas jusqu’au 42. Où sont ces auberges de jeunesse je l’ignore, mystère et boule de gomme. Finalement la 3e (je commenàais un peu à m’inquiéter) j’ai demandé à des policiers qui m’ont spontanément escortée jusqu’au Tokio Hotel (et oui ce nom doit être un signe).

Visite des escaliers du sous marin Potemkim obligatoire, Odessa est plus riche dans son centre que tout ce que j’ai pus voir jusqu’à maintenant (j’ai vu un Mango et un MC do, mais pas de h&m encore), c’est aussi plus touristique, de grands paquebots, font étape ici.

Mais ma rencontre la plus importante ici est celle du docteur Robert D.Gamble qui travaille au « the Way home », une ONG créée en 1996 par un homme inspiré, Serguei Kostini.

Robert, a prit le temps de m’expliquer, me montrer, m’introduire dans cet univers complexe et touchant. Ancien Pasteur il a abandonné son métier pour ces enfants, en le voyant on pourrai croire en Dieux.

The way home est une sorte de réponse aux enfants des rues d’Odessa. Pourquoi enfants des rues ? Parce que les parents (ils existent dans la plupart des cas) ne font pas leur rôle de parents (car drogués, alcooliques, pauvres, séparé, morts…). Beaucoup d’histoires différentes se mêlent ici, mais en les voyant jouer ici on dirait qu’ils ont trouvé un maison à eux.

Sergueï a agit sur plusieurs points depuis plus de 15 ans, pierre après pierre,  il a crée ce centre d’accueil où si un enfant le désire peut venir et habiter là (beaucoup préfèrent rester dans la rue pour la liberté qu’elle procure). Il y a des bénévoles comme Gary qui vient du Texas pour quelques temps ici, et des professionnels qui prennent en charge des activités, les cours… On essaye de capter leur attention et de leur trouver des motivations (peinture, musique, sport…). Sergueï a  aussi crée un centre de désintoxication, un centre d’information au sida, un centre de premiers soins (maladie de peau), un journal pour les sans abris…

Une expérience riche et belle pour moi.

Si vous voulez en savoir plus : www.thischildhere.orgwww.wayhome.org.ua

PS : Ce texte à été envoyé hier. Mélusine est repartie d’Odessa. Elle dort ce soir au bord de la mer noire, par 46°12.227N / 032°56.944E. Elle espère arriver à la frontière Russe demain soir.

Sergueï, Robert, GaryP

4700km…I am so happy! It feels like I have achieved my first major stretch.

Odessa spreads widely and I got lost in the subburbs. I had noted three youth hostels. The first did not exist anymore, for the second, either the address was wrong (meaning the translation given in Latin characters where here is all in Cyrillic) or the street was cut –Koblevskaya street only goes up to number 36 and not 42 – Where were these youth hostels I was starting to wonder. Finally as I was getting quite worried I asked policemen who spontaneously escorted me to the Tokio Hotel (could it be a sign?).

Mandatory visit of the Potemkim stairs of course. Odessa’s centre shows far more wealth than anywhere I have seen up to now (yes one Mango and one MC Donalds. No H&M yet). It is more touristy as great liners stop here.

My main encounter was with Dr Robert D? Gamble who works at « The Way Home », an organisation founded in 1996 by a very inspired man: Sergueï Kostini.

Robert took time to explain, show and present me to this complex and touching world of his. Former clergyman, he left his church for these children. When you see him you could believe in God.

The Way Home is a kind of answer to street children who roam Odessa. Why are these children in the street? Because their parents (they do exist in most cases) have abandoned them to themselves – It could be because of drugs, alcool, because they are very poor, separated, dead…). Many different stories can be heard here but when you see them play, you could say they have found their home.

Sergueï has been working on several fronts for more than 15 years. Brick by brick he has created this welcome centre where, should the child want to, he or she can live. But many children prefer to live in the street because of the freedom it provides. There are several voluntary workers like Gary who comes from Texas and will be there for a while and many professionals who take charge of activities and classes… The aim is to attract their attention and give them a motivation though painting, music, sports… Sergeï has also created a rehab centre, an AIDS information centre, first aid centre (specialised in skin problems), a magazine for homeless…

A truly beautiful and enriching experience for me.

To know more about it : www.thischildhere.orgwww.wayhome.org.ua

PS : This was sent last night. Mélusine has now left Odessa. She is camps for the night on the shores of the Black Sea at present (46°12.227N / 032°56.944E). She hopes to reach  the Russian frontiers tomorrow evening.

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Si la pluie Viennoise m’a laissé un souvenir humide, la pluie d’Ukraine est placée sous le signe de la dangerosité. La pluie est assez pesante car fatigante, mais on avance, même doucement.

Arrivée à Odessa / Reaching Odessa

Les routes ne sont pas en très bon état ici en général, il faut éviter les nids de poule  et parfois certains tronçons de route sont vraiment en gravier,  avec de gros cailloux, et c’est un vrai gruyère (français). Quand il pleut très fort j’ai appris à ne pas rouler trop à droite, car une sorte de fossé causé par les roues des voiture se rempli d’eau et à grande vitesse, fais un peu surfer la moto (aquaplaning). On le teste une fois pas deux ! Apres le problème vient d’en face, quand un gros poids lourd passe à pleine vitesse et vous envoie trois seaux d’eau en même temps en pleine figure. Il faut prier pour qu’il n’y aie ni nids de poule trop grand ni gros cailloux qui pourraient déstabiliser la moto, car la voiture derrière qui vous suit de près n’a peu être pas de super frein. Le point positif est que lorsqu’il fait mauvais les chiens restent à l’abri et ne viennent pas vous courir après ou traverser inopinément la route.

Ici, le casque ou la ceinture se portent suivant l’envie et le portable au volant est un art de vivre pour certains.

La police est très présente mais ne me demande pas encore d’argent, même si elle aime bien m’arrêter. Elle me laisse en général vite repartir en pensant que je suis folle.

C’est amusant car les gens ne sont pas du tout méditerranéen, donc les premiers rapports se font souvent de manière assez froide mais une fois acquis, les liens semblent forts. J’ai eu la

Babouchka

chance d’être hébergé par deux familles différentes sur mon chemin. Vassa, vendeur de voitures et sa mère, Maroussa, et ensuite une famille composées de la grand-mère, sa fille et les 4 petites filles (entre 6 et 19 ans) donc ambiance des 4 filles du docteur March. Le père travaillant dans la carrière d’à côté avec des horaires assez extensibles, je ne l’ai pas du tout vu. J’ai l’impression qu’ici passé un certain âge, où dès qu’on a des petits enfants, on passe sous le nom générique de Babouchka qui signifie grand-mère. J’ai croise la Babouchka et sa fille en train de promener leurs vaches, je leur ai demandé si je pouvais camper dans leur jardin. La première chose que voulait savoir Babouchka était si j’étais mariée (bien sûr qu’elle question ?) combien j’allais lui donner et surtout quand je repartais ? D’accord pour une nuit, mais demain oust. J’ai passé la soirée à jouer au Uno (quel jeu génial quand on ne parle pas bien une langue) avec Inna(16) et Tania (19) devant les yeux amusées de la Babouchka. Le lendemain elle me demandait quand j’allais revenir…

Je suis arrive a Odessa en regrettant les charmes de la campagne. La campagne a quelque chose de terrien de rassurant. La ville est plus grosse, trop de gens, moche.

Je suis quand même là et je suis contente. J’ai fais ma première grosse étape, 4700km dans des conditions climatiques souvent très mauvaise. Je peux être fière.

If Vienna’s rain left somewhat damp memories, Ukranian rain means danger. This rain tires the body and feels heavy on the soul. Despite that we carry on, even if progress seems slow.

Roads are generally in poor state here… potholes and even sometimes long stretches of tarmac replaced by gravel seeded with small rocks that feels like French gruyere (with holes). Under heavy rain I have learned not to drive too much on the right as the cars have dug a long of pit that rapidly fills with water changing riding into uncomfortable surfing.  Once experienced, never again! Then problems come from lorries arriving full speed and sending you buckets of water to your face. You pray that you won’t fall into too large a pothole nor on a rock large enough to unbalance the bike as the car behind you might not have good brakes. Good point though is that when it rains, dogs stay in and do not run after you or suddenly cross the road under your wheels.

Here wearing a helmet or the safety belt is at your own discretion and cell-phoning at the wheel a way of life for many.

The police is very present but has not yet asked for money even if I am often stopped. They usually let me move on quickly thinking I am insane.

It is funny here as people haven’t got an ounce of Mediterranean blood. This means the first encounter is somewhat distant but once accepted, the ties feel strong. I was very lucky to be sheltered by two different families on the way: Vassa, who sells cars and his mother Maroussa, then a family composed of the grand-mother, her daughter and her four grand-daughters (aged 6 to 19) which felt like « The Four Daughters of Dr March ».

I never saw the father who works at the nearby quarry with extensible schedules. Here it feels that once you’ve reached a certain age or have grand-children you are automatically promoted to Babouchka which means Grand-Mother. I came across Babouchka and her daughter as they were taking the cow for a walk. I asked them if I could camp in their garden. The first thing Babouchka asked is if I was married (of course! Isn’t it obvious?) how much I was going to give her and more important, when I would leave. OK for one night but the following day, out! I spent the evening playing Uno (a great game when you don’t speak the same language) with Inna (16) and Tania (19), all the while watched by an amused Babouchka. The following day, she asked when I would be back…

I reached Odessa regretting the countryside. The countryside has an « earthy » feel that is reassuring. The town seems enormous and ugly with too many people in comparison.

But I’m here and happy. I’ve reached my first major stop. 4700Km in often very bad weather conditions. I think I can be proud of myself.

Port d'Odessa / Odessa Harbourg

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Après un petit séjour en Slovaquie où elle a principalement visité Bratislava, petite capitale aux bâtiments ancien et massif mais agréable, puis Zdiar, Mélusine est entrée hier en Ukraine. Ce pays sera le théâtre d’une étape importante pour elle, avec Odessa, villes au passé important et dans laquelle elle compte rencontrer quelques associations locales.  L’aventure se passe bien et les timing prévu sont respecté puisqu’elle doit être à la frontière Ukraine-Russie le 30 juin, début de son visa russe. La moto et son pilote fonctionne sans soucis malgré les pluies, les vents et les premières fatigues.

Position le 19 au soir : 47°59.06N / 023°47.08.61E

After a few days in Slovakia which were mainly spent in the capital Brastislava (small town praising pleasant old compact buildings) and in Zdiar, Mélusine has reached Ukrania. This country will be a very important stop for her because of Odessa, a town charged with the past and where she intends to contact a few local associations. Despite rain, wind and the first signs of tiredness, bike and driver are doing fine and the adventure running on time. Mélusine must be at the Russian border on June 30, first day of her Russian visa.

Position June 19 evening: 47°59.06N / 023°47.08.61E

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