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Ma plus grande surprise en voyageant en Russie fut la gentillesse des gens, avant de partir, beaucoup de mes proches et amis était inquiet, tous parlait de mafia, de disparition, de danger. Certes j ai eu mon lot de problèmes, mais j ai eut aussi d’incroyable rencontres et surtout une aide de personne qui ne m’avait jamais vu, qui ne me reverront sans doute jamais. Une aide gratuite, spontanée, sans avoir à la demander.

Sibérie

J’ai eu cette femme Lydia, prof de fitness a Moscou en voyage en Sibérie qui a trouvé mon voyage tellement incroyable qu’elle m’a offert un collier d’Agathe pour que je me souvienne d’elle. J’étais seule et elle ne saura jamais a quel point cela m’a touchée.

je cherchais des bougies japonaise, ma moto carbonisant tout ce qui venait de chine. Je suis aller chez Sacha un vendeur de pièce détachées. Il a dépêché tous ses amis motard pour trouver quelque chose en ville. Il n y avait rien. Alors ils ont démontés 4 bougies de leur propres motos qu’ils m’ont donné, pour que je continue mon voyage jusqu’a Vladivostok. Il se sont même excusé de me donner des bougies de seconde main.

D’autres motards « Vassili et Vassili » m’ont même offert un soir l’hôtel, m’ont nourris, payé le parking pour ma moto, pour que je ne dorme pas dans une tente au bord de la route.

C’est aussi grâce à d’autre motards Russes qui, me voyant seule, on fait en sorte qu’Alexei et Olga m’hébergent a Vladivostoc et s’occupe de moi. Le  réseau de motards est très

Sur la charrette, des fromages... / Cheese on cart...

soudé, tous quasiment font partie d’un club et son inscrit sur différente liste d’entraide. Lorsqu’un motard russe voyage il ne part jamais sans ses contacts ! J’ai reçu une liste que l’on ma donné en espérant ne l’utiliser que lors de cas d’extrême urgence. J’en ai crée une autre sur mon chemin… Mais je suis encore bluffée par tant de gentillesse. Cela a vraiment accompagné mes derniers jours en Sibérie.

Maintenant je suis au Japon, au pied du cratère volcanique le plus grand du monde, sur l’île méridionale de Kyushu. Un autre monde, une autre culture que j’apprend en me reposant un peu de la fatigues de la conduite infernale des dernières semaines. Il faut encore un peu de temps. Et les histoires reviennent petit à petit en mémoire. Encore un peu de temps…

My greatest surprise when travelling in Russia was the people’s kindness. Before leaving many around me were worried, all talked of mafia, kidnapping, danger… Of course I have had my share of problems but I also made incredible encounters and more specifically, received the help of people who didn’t know me and will probably never see me again. Free, spontaneous help that came without having to ask for it.

In Siberia, I remember Lydia, this woman who taught fitness in Moscow. She found this journey of mine so incredible she gave me an agate necklace so that I would remember her. I was feeling so lonely at this time, that she’ll never know how much she touched me by this gesture.

I was looking for Japanese sparkplugs, my bike eating up anything that came from China. I went to Sacha, a spare parts dealer. He despatched all his biker friends to get some in town. Finally, as they could not find any, they took 4 sparkplugs from their own bike so I could carry on to Vladivostok. They even apologised for giving me second hands.

Other bikers « Vassili and Vassili » even offered me a night at the hotel, fed me and payed for my bike’s parking lot so that I don’t sleep in a tent by the side of the road.

It is also thanks to other Russian bikers who, seeing I was alone, made sure that Alexei and Olga shelter me in Vladivostok and take care of me. The biker network is strong over there.

Most of them are part of a club and subscribe to different help lists. When a Russian biker travels, he never leaves without a list of contacts! I was given a list in case I found myself in a dire situation. I created another on the way… I still baffled by so much kindness. This was really uplifting during the last Siberian days.

I am now in Japan, at the feet of the greatest volcanic crater in the world on the island of Kyushu. Another world, another culture that I learn as I rest for the strain of the last few weeks. I still need a bit of time to remember stories… Just a little more time.

Alexei

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Mélusine roule, entre 8 et 10 heures par jours sur des mauvaises pistes, afin d’essayer de rattraper son retard et d’arriver à temps à Vladivostok. Elle en est encore à 1500 kilomètres, mais elle avance bien et cela semble encore possible de respecter les délais prévus. Elle ne ne peut pas communiquer, mais nous profitons pour publier un texte resté en suspend suite à son problème de vol, un peu plus sympathique celui là, à la frontière avec la Russie:

On trait les chèvres / Milking goats

« J’arrive  a Darhan et un motard me dépasse. C’est le premier mongol que je vois en grosse bécane (une susuki 1000). puis un deuxième, un troisième… Un groupe entier de motards. Pas une seule fille bien entendu. La moto est une chose sérieuse ici ! Je demande s’il connaisse une poste et ils me proposent de venir avec eux pour manger une chèvre ! J accepte cela a l air rigolo. Il font un peu rebelle, certain ont une crête, d’autre pleins de tatouages. Nous allons à 10km de la ville. Ils s’arrêtent d’abord pour acheter des bières et boire un coup de vodka pour la route. Celui qui habite ici a un side-car. Nous nous retrouvons dans la campagne, chez un de ses ami qui a un élevage de chèvre. Pendant que 3 d’entre eux essaye d attraper la chèvre, c’est démonstration de side-car, j ai même le droit de l essayer. Ils me font aussi monter sur un cheval et heureusement pas attraper la chèvre… l ambiance est cool.

Il y a deux yourte, une pour la mère du gars et l autre pour lui sa femme et leur deux petite filles de 2 et 4 ans.

ensuite ils tue la chèvre. C’est horrible, il ne lui tranche pas la gorge, il lui ouvre le ventre et plonge son bras à l’intérieur pour lui couper l’artère principale. Mais le gars qui m’a proposé de venir est ravit car il veut que je film, c est la deuxième bête que je film en train de se faire étriper pendant mon voyage en Mongolie. On mettra un sigle « interdit au moins de 16 ans » à la diffusion.

Enfin après il lui enlève la peau, les boyau, la coupe en morceau et dans une grande marmite, pleine d’eau ils mettent des pierres brulante qui étaient dans le feu et les morceau de

Tradition Mongole, au col / Mongol tradition.. To the brim

chèvre, un chou, des patates et un assaisonnement… Et il n’y a plus qu’à attendre que cela cuise tranquillement.

En attendant, dégustation d’alcool traditionnel à base de lait de jument fermenté, (c’est pas fort mais c’est pas bon non plus). Evidement le premier verre, tu es obligé de le boire en entier sinon cela ne va pas, puis bière ou vodka. ils font des tours de moto, un groupe se crée a part pour fumer de la marijuana local, des joint énorme 100 pour 100 herbe, pas de filtre, pas de tabac, roulé dans du papier pour nappe. autant dire qu’une heure après certains n’étaient plus très frais.

mais c’était l’heure pour manger la chèvre alors… A table !

ils sortent d’abord les pierres brulantes et graisseuse de la marmite et chacun a droit a sa pierre. Elle est brulante alors tu la passe dune main à l’autre c’est bon pour la santé parait-il.

Ensuite tu as les mains dégueulasse, mais t’es prête à manger. j’ai une assiette avec un bout de chèvre bien graisseuse que j’essaye de manger comme je peux avec mes doigts. Puis j’ai deux bols de bouillon et une patate, on est une vingtaine autour de la marmite. Et j’ai droit à un bout de graisse pour dessert… impossible de refuser (et j’adore la graisse…)

Je suis ensuite resté dormir avec la famille. Ils m ont offert un lit dans la yourte, et j ai très bien dormi… Avant de repartir. Comme toujours. »

Mélusine drives 8 to 10 hours a day on bad road to get back on time and be in Vladivostok on the right day. She still has 1500 km to cover but she fares well and it still seems possible to keep to schedule. She can’t go on Internet but we’ll take this silence as an opportunity to publish an text she hadn’t time to share with you because of the theft of her bag. This text is more pleasant and was written after she had entered Russia:

« I reash Darhan when a biker overtakes me. He is the first Mongol I see driving a big bike (Suzuki 1000), then a second one overtakes me, then a third one… A whole group of bikers. No female driver of course. Bikes are serious business here! I ask them for a post office and they invite me to their place to eat a goat! Sounds fun this! I accept with pleasure. They look like rebels, some have a mohawk, others bear tattoos. We drive 10 km from town. They first stop to by biers and get a shot of vodka for the road. The one living there drive a side-car. We soon find ourselves in the country, at one of his friends who breeds goats. While three of them try to catch the goat, I get a side-car show. I’m even allowed to try it. They also make me ride a horse. Fortunately I don’t have to catch the goat. The atmosphere is really cool.

There are two yurts. One for the guy’s mother and one for him, his wife and his two girls (2 and 4).

Then they kill the goat. Gruesome. They don’t cut her throat but slice her belly instead and plunge inside to cut the main artery. The guy who invited me is ecstatic and wants me to film the action. This is the second animal I film being slaughtered during my stay in Mongolia. We’ll have to put a « not for under 16 » warning before showing it to an audience.

Then they skin and empty her before cutting her to pieces.  In a large basin full of water they throw red hot stones which were in the fire, the pieces of meat, a cabbage, potatoes and seasoning…  All there is left to do now is to wait for the lot to cook.

And while you wait, you drink the traditional alcohol made of fermented mare’s milk (not very strong but not that pleasant either). Of course you must drink the first glass to the full if you don’t want to appear impolite, then you drink bier or vodka. They circle around with their bikes. A little group forms on the side to smoke the local marijuana (big joints 100% grass, no filter and rolled in paper table cloth). The least I can say is that after an hour some of them were not all that alert.

But it’s time to taste the goat so… Let’s go!

First they take the burning hot greasy stones out. Each of us gets one. You shove it from one hand to the other because they are so hot. It’s good for your health they say. After that you have dirty hands and are ready to eat. I am given a plate with a very fatty piece of goat to fight with, eating with my fingers. Then I get two bowls of broth and a potato. There are twenty of us enjoying this feast. As a special treat for desert the offer me a piece of fat… How can I refuse (there is no escape anyway)

Then I stay with the family for the night. They offer me a bed in the yurt and I sleep like a baby before leaving… as always.»

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Bon, la bonne nouvelle, suspension réparée. De ce côté là, après essai, cela semble tenir le choc. Ainsi, après pas mal de dizaines

Marché OUlan / Market in Ulan

de milliers de kilomètres et pas mal sur des sales routes, ce sera la première pièce structurelles que j’aurai du changer. Pas grand chose finalement. Encore quelques soucis avec mes bougies, mais ce n’est pas évident avec les passages de cols/vallées/cols de bien régler la carburation entre altitude et plaine. Mais côté mécanique, ça roule pas mal, et c’est le cas de le dire. Ils ont en plus un chouette marché avec plein de pièces de tout ici, plutôt chouette. L’aspect moins drôle, c’est pour avoir mon troisième Visa Russe. Avant mon départ, je savais déjà que je ne pourrais pas passer par la Chine contrairement à mes espoirs, puisqu’il est impossible d’avoir un permis chinois pour un non résident, et que les permis internationaux, c’est niet. Du coup, je dois passer une troisième fois par la Russie, jusqu’à Vladivostok. Sauf que si mes deux premiers visas ont été sans soucis et que mes renseignements semblaient dire que le troisième irait de même, et bien ici, à Oulan Batoor, pas vraiment ! Soit j’attend au moins 15 jours pour espérer avoir un visa tourisme… 15 jours que je ne peux plus me permettre. Soit je n’obtiens qu’un visa de transit de 10 jours. 10 jours pour faire les 4’000 kilomètres que je dois faire en Russie. Assez chaud, vu les routes toujours assez mauvaises. Un beau défi cela dit… Mais il ne faudrait pas qu’il y aie me moindre soucis technique. Parce qu’alors, non seulement je raterais le ferry pour le Japon (Et oui, ils font bien les choses chez Honda, mais pas encore de Varadero 125 flottante, je leur en parlerai !) mais surtout je me retrouve en Russie sans visa. Et ça, nos amis Russe… Ils aiment pas !

A défaut de Suspension, j'aurais pu acheter des bottes... / Instead of suspension I could have bought boots

Du coup, avant de me lancer dans la courses aux kilomètres Russe, je me suis rapprocher de l’ambassade de France pour voir s’il peuvent faire quelque chose, soit du côté du Visa à l’ambassade Mongole, soit du côté Russe.

Merci à tous pour vos soutiens, vos commentaires et vos visites, cela fait non seulement chaud au coeur, mais cela donne un sens à ce voyage vers le Japon. A bientôt pour la suite des épisodes administratifs !

The good news is that the suspension is repaired. After a few tests it seems to hold. After several thousand kilometres and a lot of those on bad roads it will be the first structural piece I’ll have had to change. Can’t complain when you think about it. Still trouble with the spark plugs… Not easy to tune proper carburetion when the altitude varies so much. On the mechanical side though you could say that everything is rolling fine. They’ve got a great market here where you can find all sorts of spares. It’s rather cool.

The not so good news is about my third Russian visa. Before leaving I knew, against all hopes, that I would have to forget riding in China. It is impossible to obtain a non-resident Chinese permit and international permits are no go. This means I have yet again to go through Russia right up to Vladivostok. My first two visas were easily obtained and I was told I would have no problem to obtain a third one. But here in Ulan Bator it seems complicated. Either I wait at least two weeks hoping to get a tourist visa… Two weeks which I cannot afford time wise, or I get a ten days transit visa. Ten days to cover 4,000 km. Knowing the state of the roads… Quite a challenge. Cross fingers I don’t have any mechanical problem though because not only will I miss the ferry for Japan (Honda might do wonders but a floating 125 Varadero I have yet to see – May be I should suggest it to them) but worse I’ll find myself with an outdated visa, something our Russian friends do not like at all.

So before engaging myself on the Russian race I approached the French embassy for help either on the Mongol side or the Russian side.

Thank you all for your support, your comments and your visits on the blog. Not only does it warm my heart but it gives this quest to Japan more meaning. To be continued with news about these visa problems!

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Rouler en Mongolie c est comme créer son chemin. C’est la première fois dans ma vie de motarde que je peux créer ma route. Il y a souvent une piste principale et autour se

Restoroute local / Local restplace

mêlent  et s’emmêlent une dizaine d’autres. C’est un sentiment paniquant au début, de quitter le confort et la simplicité d une route toute tracée, mais on s’habitue vite à essayer de trouve le meilleur terrain pour la moto et zigzaguer d une piste à l’autre et voir même la quitter totalement. On se sent libre d’aller où l’on veut, dans tous les sens du terme. Bien sur cette liberté a un prix : boue, sable, graviers, morceaux de verre (les mongole boivent beaucoup et balancent leurs bouteilles de vodka un peu partout) creux et bosses… mais les paysages sont magnifiques, on croirait rouler dans un film dont on est le héro. Cela semble parfois irréel.

Dans ces pistes très dure, j’ai donc malheureusement cassé ma suspension et du coup se fut presque un bonheur de retrouver de l’asphalte a 300km d’Ulan Batoor après avoir roule pendant 300km sur des pistes avec un ressort ressoudé de manière artisanale (mais qui tient toujours, comme quoi).

Je suis maintenant a Oulan Batoor dans un repaire de voyageurs motorisé, et je vais faire un peu le point sur ma moto et lui donner un peu de repos, elle en a besoin. Moi aussi en fait.

Ensuite… La guerre au visa Russe pour la toute dernière étape de mon voyage avant le Japon. J’aurai du coup le temps de faire un petit bilan de ces derniers jours très riche en Mongolie.  A suivre donc…

To drive in Mongolia is like tracing your own tracks. It is the first time in my biker’s life that I can do that. Of course there is often a main track but around it several dozen others intertwine.

It is very worrying at first to leave the comfort and ease of a fairly visible road but you soon get the hang of trying to find the best terrain for the bike and to switch track even if this means leaving the main road. You are absolutely free to literally travel anywhere you want. This freedom has a price though : mud, sand, gravel, glass (Mongols have the habit of drinking lots and throwing their vodka bottles here and there), hollows and bumps… But the scenery is so beautiful, it feels like being the hero of a road movie. A little surreal at times.

I broke the suspension on these very difficult tracks so it was almost a blessing after driving 300 km on this terrain with a home welded giant spring to find tarmac again, 300 km from Ulan Bator (the welding holds fast, so who is to complain…)

I am now in Ulan Bator in a guest house full of motorised travellers. I’m going to check the bike over and give it a little rest. She deserves it and so do I as a matter of fact.

Then… Back on the hunt for the Russian visa and the last stretch before Japan. I will have time to write a few things about these last few days in Mogolia which have been very rich. To be continued…

Trajet effectué et ce qu'il reste à faire... / Track covered and what remains to cover...

GP sur trajet des dernières semaines / GP on strech covered over the last weeks

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La Mongolie était attendue et redoutée, elle tient toute ses promesses. La beauté des paysages et l’accueil sans faille des nomades de la steppe feront partie des meilleurs

Steppe et montagnes

souvenirs de ce périple solitaire. Les routes assurément des pires… Quoi que l’on dit souvent que les moments les plus dures sont ceux dont on se rappelle le plus. Alors pas de doute, j’en aurais pour des années… Les routes sont souvent en très mauvais états, jamais pavées bien entendu et parfois inexistante. La pluie, un peu trop fréquente depuis l’arrivée de Mélusine dans ce pays de hauts plateaux transforme les chemins en torrents de boues absolument impraticables. Une seule solution alors, s’arrêter et attendre que le terrain s’assainissent un peu.

Les ornières ne sont pas toujours évitable. Résultat, la moto et sa « cavalière » souffre, avec une fatigue qui s’accumule et les premières casses importantes. Il y a deux jours, c’est la suspension centrale qui a cassée net, avec à la clef quelques heures de marche pour trouver de l’aide (ici, aucun téléphone de fonctionne en dehors des villes) et une soudure de fortune qui devra tenir au moins jusqu’à Ulaan Baatar. Ce n’est que là qu’une pièce de rechange pourra être trouvée ou, à défaut, peut-être une meilleure réparation effectuée. En attendant, rouler entre 20 et 30 km/h pour éviter le trous et autres pièges… Ce qui ne fait pas avancer la moyenne ! Mais le moral reste bon tant les découvertes sont nombreuses. A suivre donc…

Petite information comme un clin d’œil en arrière : Il y a une année nous terminions l’expédition Hielo Continental 2009 avec Christian Clot (www.christianclot.com) et aujourd’hui un article sur les aventuriers parait dans le Monde Magazine (supplément du quotidien) avec une photo de cette expédition en double page (dans la pampa… une autre image de steppe dans un sens. Et avec moi dessus en plus. Bon de dos… Mais moi quand même :)). Cela rappelle de bons souvenirs.

Mongolia was much expected and feared. It has kept its promises. The beauty of the country and the warmth of the nomads in the steppe will remain some of the best memories of this solitary journey. And the roads… no doubt part of the worst. Although one often says that the worst moments are the ones you remember best. No doubt she’ll remember those for years… The roads are often in poor state, never paved of course and sometimes… non existent. The too frequent rain pours since Mélusine’s arrival change the roads of this high plateau country into torrents of mud that you cannot drive on. The only solution when it happens is to stop and wait until the ground sucks it up a bit.

Ruts are not always visible which means that bike and rider suffer. This leads to exhaustion that cumulates with the first major damages. Two days ago, the central suspension broke. This has meant several hours pushing the bike to find help (no phone outside towns here). The welding job which was done then will have to hold until Ulaan Baatar. There either Mélusine finds a spare to replace the suspension or the repair can be strengthened. In the mean time she has to drive between 20 and 30 km/h to avoid holes and traps. This is going to slow her average speed tremendously but the moral is good as there is so much to discover. To be continued…

Small info like a wink for the past: A year ago, Christian Clot and Mélusine did the Hielo Continental 2009 (www.christianclot.com). Today Le Monde Magazine has published a two page photo of this expedition (in the pampa… another steppe scenery). You can see Mélusine from the back on it . This brings back good memories.

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La moto vieillit de plus en plus  c’est indéniable. Nous avons parcouru un peu plus de 13000 km  maintenant et la route n’est pas toujours facile (mauvaises pistes, poussières, pluies ou forte chaleur, …). J’ai fais la vidange, nettoyé le filtre à air, lavé-tendu-graissé la chaine et autres à Almaty.

Mes lumières sont revenues (un problème de connexion au niveau des lampes) mais restent aléatoire. De temps en temps il n y en à qu’une qui fonctionne, le mode « plein phare » n’existe plus et il faut attendre 4 secondes pour que les clignotants s’allument. J’avais gaffé ma lampe frontal pour la police, jusqu’à Almaty (car les feus sont obligatoires la journée). Les plaquettes arrières que l’on m’avait mis de côté se sont avérée trop grandes, donc je suis restée avec les plaquettes artisanal « made in Samarkand ». Sur la route vers la Russie un de mes roulement arrière à cassé, j’ai du rouler 200km entre les bosses et les creux avant de trouver un garage. Mon roulement se compose de plusieurs éléments et il leur en manquait un. Pas de problème !, ils l’ont taillé dans de l’acier. Et après 800km cela semble fonctionner parfaitement. Je suis tombée bêtement à l’arrêt en voulant prendre une photo, et j’ai cassé au niveau de la base ma poignée d’embrayage, on l’a bricolé et j ai maintenant une nouvelle poignée. (Evidement j avais pris une manette de rechange mais celle de  l’autre côte. J’ai scie les extrémités pour diminue la casse a la prochaine chute.) Bientôt ma moto ne sera plus qu’un grand patchwork ! Après avoir beaucoup cherché des nouveaux pneus depuis Tachkent (Il commençait à y avoir beaucoup de fissures a l’arrière et les pistes de Mongolie sont assez compliquées) j’ai du remonter jusqu’à Novossibirsk en Russie pour en trouver.

J’ai maintenant un bon pneu trail à l’arrière et un générique chinois à l’avant… Cela devrait me permettre d’affronter les éventuelles neiges dans les cols mongols. Côté essence la moto a relativement bien supporte l ‘essence avec un octane 80. En tout cas pour le moment elle roule, Les premiers pleins de Russie l’ont bien fait toussé au début, même si c’était du 92, la qualité sans doute. Maintenant elle s’est résignée. Ma moto chante différemment de jour en jour, je ne sais pas si je dois me réjouir ou paniquer. De toute façon maintenant ai je le choix ? Avancer semble être la meilleurs alternative, peu importe ou elle s’arrêtera. Quel parcours nous avons déjà fait ensemble ! J’ai retrouvé sur la route qui me mène vers la Russie Volker (du passage de douane Russie-Kazakhstan). Il n’y a pas beaucoup de routes ici et c’est amusant de voir comment les voyageurs peu nombreux se croisent et se quittent au milieu de nulle part. Il m’a bien aidé pour faire le bilan mécanique et certaines réparations citées ci-dessus. Il est un peu mon maitre Yoda de la moto. J’apprend beaucoup. nous continuerons un petit bout ensemble puisque nous prenons la même direction, mais la puissance de sa moto et nos différents projets feront prendre d’autres chemins bientôt. Ainsi va la vie du voyageur. Nous passons notre temps à rencontrer et quitter les autres, voyageurs ou locaux, ainsi que des lieux aimés même si parfois on aimerait rester tant ils sont enchanteurs.

My bike is getting old. No mistake. We have travelled a little more than 13000 km now and the road is not always easy (bad tracks, dust, rain or heavy heat…). In Almaty, amongst other things, I changed the oil, cleaned the air filter, cleaned-tightened-greased the chain.

Lights are working again (a small connexion problem) but in a very unpredictable fashion. From time to time only one works. Full beams are a memory and you need to wait 4 seconds before the signals work. I had stuck my headlamps on right up to Almati for the police as lights are mandatory during the day. The back breaks that had been kept for me in Almati were too large so I kept my « Made in Samarkand » ones.  On the road to Russia one of my bearings broke. I had to ride about 200 km between bumps and holes before I could find a garage. The bearing is made of several elements and they had one missing. No problem! They carved one out of steel on the spot. 800 km later, it seemed to still work perfectly. I stupidly fell at standstill while wanting to take a picture and broke the base of the gear handle and of course the spare handle I had was for the other side. We managed to create a new one. I did saw the end of the remaining handle and the spare one to minimize breakage at the next fall. Soon my bike will be like a great patchwork! After searching for new tires after Tachkent (there were a lot of cracks and the Mongolian tracks are rather awkward), I finally had to drive to Novossibirsk in Russia to find some.

I now have a good trial back tire and a run of the mill Chinese one at the front… Should there be snow in the Mongolian passes I should be able to make it. On the petrol front, the bike swallows relatively well octane 80 petrol. At least it is running. First fills in Russian made her cough at first, even if it was 92. May be the quality… But now she has resigned herself. She sings differently from day to day. I don’t know if I should rejoice or panic. There’s not much choice anyway as going forward seems the best choice and never mind where she decides to stop. We have done so well together up to now! On the way to Russia I came across Volker again (the one on the Russian-Kazakh border). Not many roads here and it is fun to see how the few travellers come across and leave each other in the middle of nowhere. Volker truly helped me to give a good check-up to the bike and do a few repairs. He is my Master Yoda for the bike. I learn lots. We shall travel a little while together as we are heading the same way but his bike being more powerful and his different goals will soon separate our roads again. So goes a wanderer’s life… Spent meeting and leaving others, fellow travellers or locals, as well as saying good-bye to loved places even if sometimes we would like to stay a while more, so beautiful they are.

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Route au Kazakhstan / Kazakhstan's road

Tachkent est une ville unique ou se côtoient et se mélangent nombres de peuples, Ouzbek, Kazakh, Tadjik, Ouigour, Chinois, Russe et j en passe… les visages sont tous différents, les looks aussi.

Certains adopte le style occidental, jean, t-shirt, mini short voir talon haut, d’autre sont plus traditionnel, avec leur petite toques pour les hommes et les foulard pour les femmes.

Le président de ce pays police le pays et sa ville et donne le ton. la rue est nettoyée de tous ceux qui voudrait zoner, les rues sont propres (a l’échelle du pays). Certains sites internet sont inaccessible ici comme la BBC (ce qui est ridicule puisque l’on peut la regarder a la télé)

Chaque matin et chaque soir sur le chemin qui conduit le président de sa maison à son bureau un policier est posté tous les 50m et hors de question de stationner tant qu’il n est pas passé. Les motos sont d ailleurs interdites dans le centre suite a un attentat en scooteur il y a quelques années. Les policiers sont  cependant assez tolérants et je suis passé dans le centre bien des fois sans que l’on me dise quoique ce soit.

Les femmes semblent libres mais la loi veut que si une femme voyage il faut qu’elle aie l autorisation de son maris, heureusement cela ne concerne pas les étrangers.

La France est la risée du monde entier. Quand je dis que je suis française, une fois sur deux la réponse est « ah oui la France vous avez été vraiment nul au mondial ! » Heureusement il nous reste Alain Delon et Zinedine Zidane.

Je suis maintenant retournée au Kazakhstan pour ma seconde et dernière étape dans ce pays. Une chaîne de montagne surgissant soudainement du sol offre une barrière naturelle entre le Kirghizstan et le Kazakhstan. D’un coté la plaine immense et plate et de l’autre la montagne majestueuse saupoudrée de neige offrent un beau contraste. Il fait déjà un peu plus frais ici, c’est agréable. Direction la Russie puis la Mongolie, après quelques réparation à Almaty ! Les 13000 kilomètres parcourus dont les 5000 derniers kilomètres sur des routes en terre poussiéreuses commencent à se faire sentir, mais ma chère moto tient bon. Une bonne révision et le changement des freins arrières qui ont éclatés devraient lui redonner la fougue nécessaire pour poursuivre…

Tashkent is a fabulously unique melting pot mixing people from every horizons: Uzbeks, Kazakhs, Tadjiks, Ouigour, Chinese, Russians etc… Faces are very different and so are the looks. Some have gone occidental with jeans, T-shits, mini-shorts and high heels, others prefer the traditional attire with a little fur toque for men and head scarves for women.

The president of this country forces discipline and Tashkent mirrors it. Streets are wiped of anyone tempted to stand there doing nothing and are are clean (in the Uzbek sens). Some website are censored here, such as the BBC website (which you can watch on TV anyway).

Every morning and every evening, on the route between the President’s house and his office, you see a policeman standing every 50 metres and you are not allowed to park until the President has driven by. Bikes are not authorized in the town centre following a bomb attack by scooter some years ago. Policemen are rather tolerant though as I crossed the centre several times and none stopped me.

Women seem free to go about but the law requires that they carry a written authorization from their husband when they travel alone. This law does not apply to foreigners.

France is a joke to the world. When I say I am French, I am told every other time that we were total crap at the World Cup. Fortunately we still have Alain Delon and Zinedine Zidane.

I am now back in Kazakhstan for my second and last stretch in this country. A chain of mountains appearing brutally traces the frontier between the Kirghizstan and Kazakhstan. On one side the immense flatness of the plain and on the other a majestic mountain sprinkled with snow create a fantastic contrast. It is cooler here and pleasant. And now for Russia then Mongolia after a stop to repair in Almaty! 13000 km, the last 5000 of which dusty tracks have brought their lot of wear but my dear bike takes the strain well. A good check over, and changing the back breaks which tore two weeks earlier should give her the necessary boost to carry on…

Opéra de Tashkent

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