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Posts Tagged ‘Honda’

(in english below) Bonjour à tous, Un silence un peu long concernant mes expéditions, mais pour la bonne cause. Depuis quelques temps, je me consacre à mettre en place ma nouvelle expédition à moto. C’est maintenant officiel, elle aura lieu cet été, de juillet à octobre 2011, avec un trajet à nouveau vers l’est, mais cette fois par le Moyen-Orient et l’Asie du Sud. Je vous en dirai très prochainement plus sur cette nouvelle aventure, encore un peu de patience. Elle ne se fera plus avec une Varadero –la mienne est toujours pour sa nouvelle vie à Vladivostok- mais avec le dernier modèle de chez Honda, le V4 Crossrunner 800 mis à disposition par Honda France. A très vite pour plus de nouvelle sur cette aventure… sans oublier les images de Back to Japan, toujours en dérushage !

Hello everybody! My apologies for this rather long silence but you will soon
understand why. For the past months/weeks I have spent most of my time trying
organize my new motorbike expedition. I can now officially say that it will be
for this Summer, from July till October 2011 with another trip to the East but
this time saying hello to the Middle-East and South Asia. I will soon post more
details on that. Of course it won’t be with my old Varadero which is still alive
and happy in Vladivostok but with Honda’s latest model, the V4
Crossrunner 800 which Honda France is kindly lending me. So talk soon about this
new adventure… Back to Japan is not forgotten of course and the film is still in
preparation..

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A Paris, plus de 600 motos et un millier de personne, majoritairement des femmes, ont donc défilé du Chateau de Vincennes jusqu’à la place du Trocadéro, en l’honneur de la journée de la femme. J’y étais avec la dernière Transalp gentillement prêtée par Honda. Une très belle journée, tant de part la météo que l’ambiance agréable qui se dégageait du cortège. Qu’il est drôle de voir autant de femmes sur de grosses cylindrées, alors que parfois sur la route on se sent un peu seule… Merci aux organisatrices et à l’année prochaine.

 

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Voilà quelques jours que je suis de retour en France. Mais comme toujours après une expédition, l’arrivée a été intense. Reprise du travail immédiate, retrouver ses repères après des mois « d’isolement » sur la route, organisation du traitement des images… Les choses se calment un peu et je vais pourvoir revenir sur ces derniers mois de voyages. En premier lieu, je voudrais remercier tous ceux qui m’ont suivi avec passion durant ces milliers de kilomètres de Paris à Vladivostok, puis au Japon. Remercier aussi ceux qui, plus directement, ont œuvré presque quotidiennement à assurer le suivi de cette aventure, en particulier Ariane Dupleich pour les traductions du site et Christian Clot pour ses nombreux conseils et mise à jour Internet. Remercier bien entendu tous ceux qui m’ont aidé, accueilli, soutenu au fil de la route. Ils sont trop nombreux pour être cité ici, mais tous resteront au chaud dans mon cœur. Un voyage solitaire ne veut pas dire dans la solitude, et toutes ces personnes me l’ont prouvé chaque jour tout au long ma route. Et bien entendu remercier ma moto… Après tant de kilomètres, de mauvaises pistes, tant de galères, elle a tenu bon jusqu’au dernier kilomètre de la traversée de l’Asie, m’a conduit jusqu’à Vladivostok où seul une mer la séparait encore du Japon… Comment décrire l’intensité de chaque jour de cette traversée, les paysages extraordinaires et variés, les rencontres, les émotions, les doutes et les joies, les peurs et les soulagements. Tous ces sentiments se mélangent et tourbillonnent dans ma tête, dans mon cœur, et il faudra encore quelque temps avant que je ne sois capable de trier tous cela. Si ma première expédition en Patagonie avait été particulièrement difficile et intense au point de vue physique, surtout en kayak dans les canaux, celle-ci l’a été particulièrement au niveau émotion. Partir seule n’a rien à voir avec le confort d’être à deux, et même si j’ai été souvent aidée et accueillie pour les nuits, c’est bien au cœur d’une aventure solitaire que j’ai progressé, ce qui, et je l’ai constaté chaque jour, n’a rien à voir avec ce que j’avais vécu jusque-là. Mais ces expériences sont autant de pierre qui construise un être, qui me permettent d’être plus fortes et plus à même d’envisager mes prochaines aventures, mes prochaines expéditions… Car comment s’arrêter là après autant de moment extraordinaire ? Car comme toujours, les moments difficiles s’estompent pour ne laisser place qu’au bonheur d’avoir été au bout de la route, d’avoir vécu tant d’intensité… Alors, déjà, je pense à la suite et à de nouveau départ… Dont je vous tiendrai au courant dès que les choses seront plus claires. Et en attendant… Quelques centaines de photos et dizaines d’heures d’images filmées à regarder pour voir ce que je peux en faire. Désolé pour ceux qui l’attendent, mais aucun livre n’est en prévision. Il n’est pas encore temps et je ne suis pas sûr de vouloir participer à l’idée trop rependue que celui qui voyage doit obligatoirement écrire un livre sans se poser la question de savoir si l’on sait écrire, ce qui pour moi reste un art. Je me contente pour l’heure de voyager, regarder, apprendre, filmer… Mais j’ai bon espoir de pouvoir raconter cette aventure au travers d’un film, qui demandera cependant un peu de temps pour être réalisé… Alors encore un peu de patience.

J’ai encore beaucoup à dire et écrire sur cette aventure, cela viendra petit à petit… Quelques articles de presse sont aussi en préparation. Je vous tiendrai au mieux informé des suites de ce projet… et des futures aventures. Merci à tous,

Mélusine

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Tokyo-Manga

Choc visuel, choc émotionnel. Fatiguée d’avoir quitté ma moto, fatiguée d’avoir croisé tant de pays différents, d’avoir essayé de m’adapter à différentes cultures. Le Japon est une rupture radicale. Cela commence dès mon arrivée à l’aéroport. Il faut remplir une fiche pour sortir et l’une des questions demandé est « quelles est mon adresse au Japon ? » Sans information (mon arrivée a Fukuoka n’étant pas prévue a la base, je pensais regarder sur internet en arrivant), je ne sais pas, je réponds : hôtel. -Quel hôtel ? -je ne sais pas -Comment vous ne savez pas vous n’avez pas prit de réservation ? -Non. C’est l’incompréhension des deux côtés. Apres 15mn et l’arrivée du chef de service je peux enfin partir. J’aurai au moins appris qu’au Japon on prévoit et on organise à l’avance ! Ma surprise est ensuite l’impression de me retrouver dans les mangas de mon adolescence. Tout est mignon, propre, petit. Je ne serais pas étonné de voir un Pokémon surgir du coin de la rue. Pas de violence ici, pas d’agressivité, c’est calme, c’est respectueux, c’est poli, « aligato gosaimaisse » c’est le premier mot que l’on apprend (merci) avec la petite courbette. Les gens sont toujours prêts à aider la pauvre « gaïgin » (étrangère) que je suis. A Osaka j’ai été gentiment reçu par mon ami Valentin qui vit dans la plus grosse colocation d’Osaka, 10 personnes partagent un appart en duplex avec des murs de papier (bonjour l’isolation). Malheureusement ils ne sont pas souvent     

tokyo-akasaka

là.Ils travaillent et ne comptent pas leurs heures de boulot. Il est très mal vu de partir avant son patron et ils quittent souvent leur travail vers 21h-22h, en ayant commencé leur journée à 8 heure. C’est normal, c’est tous les jours et 6 jours par semaine. Quantité ne veut pas dire qualité pour tous, si certains triment vraiment, beaucoup attendent l’heure sans pour autant être productif (normal après déjà 9heures de présence). Mais les japonais sont éduqués à vivre pour leur entreprise (cela nous semble tellement hors concept en France) et ne râlent pas, c’est ainsi. La femme a cependant un autre rôle, même si elle travaille après ses études, il n’est pas ringard pour beaucoup d’entre elles de vouloir être femme au foyer, et de le devenir. La nourriture frôle le pire et le meilleurs, mes papilles française découvrent l’art véritable du sushi mais aussi la très grandes variété de nouilles, soupes, currys, beignets. Tout est frais. Je n’aurai pas assez de temps pour tout gouter. Il faudra que je revienne.     

Chez Honda

J’ai eu le privilège de visiter l’usine mère moto Honda de Kumamoto, une usine exemple en matière d’écologies et d’attention envers ses employés. Une quarantaine de personnes montent en chaine et testent quelques 800 motos par jour. Qualité, rapidité et sens de l’environnement, pas étonnant que ma moto aie pu tenir aussi longtemps. Il ne leur manque qu’une moto à moteur propre… Malheureusement ce n’est pas ici que se montent les Varadero (c’est en Italie) et je ne pourrai pas voir les machines qui construisent ses pièces. Je suis ravie mais je reste un peu sur ma faim. J’aimerai pouvoir tout voir. Les gens qui moulent les pièces, ceux qui les assemble, ceux qui les peignent… je n ai vu que le dessus de l’Iceberg. Je repars avec une casquette et des idées dans la tête, pas de moto (cela ne tiens pas dans le sac à main). Kumamoto, Fukuoka, Osaka, Kyoto, Tokyo, je marche de ville en ville à défaut de rouler (vraiment je me sens bien seule et sans but sans ma Varadero) et découvre ce pays avec ravissement. Et déjà dans quelques jours, le retour en France…  

Temple d'or, Kyoto

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Voici quelques images des derniers jours en Russie… Avec la fameuse soirée je mange une chèvre ! Demain visite de l’usine Honda de Kumamoto. Une nouvelle étape de l’aventure. Presque la dernière. Mais surement de quoi trouver de tas de nouvelles idées…

Here are a few pictures of the last days in Russia… Including this great evening when I ate goat! Tomorrow I am visiting the Honda factory in Kumamoto. A new stage of this adventure. Almost the last one. No doubt it will bring plenty more ideas…

Altan Urag, vu à Oulan Baator

La chèvre !

Les enfants et la chèvre

Il faut tout finir...

Avant de manger, les essais

Une famille qui m'a accueilli

Dans la yourte

Sibérie, Pause café

Et un peu de repos

Plus que 2'000km... Vladivostok

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Il est minuit dans l’orient Russe lorsque Mélusine nous a envoyé un SMS : La voilà arrivée à Vladivostok ! Visiblement les deux derniers jours ont été épique, mais le résultat est là. elle vient de terminer la traversée intégrale du continent Asiatique. Sa moto Varadero 125 l’aura bien conduit jusqu’au Japon puisque, maintenant seul la mer du Japon la sépare de son but final. Demain, sans doute plus de nouvelle ! BRAVO à la conductrice et sa moto.

Trajet final jusqu'à Vladovostok

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Mélusine roule, entre 8 et 10 heures par jours sur des mauvaises pistes, afin d’essayer de rattraper son retard et d’arriver à temps à Vladivostok. Elle en est encore à 1500 kilomètres, mais elle avance bien et cela semble encore possible de respecter les délais prévus. Elle ne ne peut pas communiquer, mais nous profitons pour publier un texte resté en suspend suite à son problème de vol, un peu plus sympathique celui là, à la frontière avec la Russie:

On trait les chèvres / Milking goats

« J’arrive  a Darhan et un motard me dépasse. C’est le premier mongol que je vois en grosse bécane (une susuki 1000). puis un deuxième, un troisième… Un groupe entier de motards. Pas une seule fille bien entendu. La moto est une chose sérieuse ici ! Je demande s’il connaisse une poste et ils me proposent de venir avec eux pour manger une chèvre ! J accepte cela a l air rigolo. Il font un peu rebelle, certain ont une crête, d’autre pleins de tatouages. Nous allons à 10km de la ville. Ils s’arrêtent d’abord pour acheter des bières et boire un coup de vodka pour la route. Celui qui habite ici a un side-car. Nous nous retrouvons dans la campagne, chez un de ses ami qui a un élevage de chèvre. Pendant que 3 d’entre eux essaye d attraper la chèvre, c’est démonstration de side-car, j ai même le droit de l essayer. Ils me font aussi monter sur un cheval et heureusement pas attraper la chèvre… l ambiance est cool.

Il y a deux yourte, une pour la mère du gars et l autre pour lui sa femme et leur deux petite filles de 2 et 4 ans.

ensuite ils tue la chèvre. C’est horrible, il ne lui tranche pas la gorge, il lui ouvre le ventre et plonge son bras à l’intérieur pour lui couper l’artère principale. Mais le gars qui m’a proposé de venir est ravit car il veut que je film, c est la deuxième bête que je film en train de se faire étriper pendant mon voyage en Mongolie. On mettra un sigle « interdit au moins de 16 ans » à la diffusion.

Enfin après il lui enlève la peau, les boyau, la coupe en morceau et dans une grande marmite, pleine d’eau ils mettent des pierres brulante qui étaient dans le feu et les morceau de

Tradition Mongole, au col / Mongol tradition.. To the brim

chèvre, un chou, des patates et un assaisonnement… Et il n’y a plus qu’à attendre que cela cuise tranquillement.

En attendant, dégustation d’alcool traditionnel à base de lait de jument fermenté, (c’est pas fort mais c’est pas bon non plus). Evidement le premier verre, tu es obligé de le boire en entier sinon cela ne va pas, puis bière ou vodka. ils font des tours de moto, un groupe se crée a part pour fumer de la marijuana local, des joint énorme 100 pour 100 herbe, pas de filtre, pas de tabac, roulé dans du papier pour nappe. autant dire qu’une heure après certains n’étaient plus très frais.

mais c’était l’heure pour manger la chèvre alors… A table !

ils sortent d’abord les pierres brulantes et graisseuse de la marmite et chacun a droit a sa pierre. Elle est brulante alors tu la passe dune main à l’autre c’est bon pour la santé parait-il.

Ensuite tu as les mains dégueulasse, mais t’es prête à manger. j’ai une assiette avec un bout de chèvre bien graisseuse que j’essaye de manger comme je peux avec mes doigts. Puis j’ai deux bols de bouillon et une patate, on est une vingtaine autour de la marmite. Et j’ai droit à un bout de graisse pour dessert… impossible de refuser (et j’adore la graisse…)

Je suis ensuite resté dormir avec la famille. Ils m ont offert un lit dans la yourte, et j ai très bien dormi… Avant de repartir. Comme toujours. »

Mélusine drives 8 to 10 hours a day on bad road to get back on time and be in Vladivostok on the right day. She still has 1500 km to cover but she fares well and it still seems possible to keep to schedule. She can’t go on Internet but we’ll take this silence as an opportunity to publish an text she hadn’t time to share with you because of the theft of her bag. This text is more pleasant and was written after she had entered Russia:

« I reash Darhan when a biker overtakes me. He is the first Mongol I see driving a big bike (Suzuki 1000), then a second one overtakes me, then a third one… A whole group of bikers. No female driver of course. Bikes are serious business here! I ask them for a post office and they invite me to their place to eat a goat! Sounds fun this! I accept with pleasure. They look like rebels, some have a mohawk, others bear tattoos. We drive 10 km from town. They first stop to by biers and get a shot of vodka for the road. The one living there drive a side-car. We soon find ourselves in the country, at one of his friends who breeds goats. While three of them try to catch the goat, I get a side-car show. I’m even allowed to try it. They also make me ride a horse. Fortunately I don’t have to catch the goat. The atmosphere is really cool.

There are two yurts. One for the guy’s mother and one for him, his wife and his two girls (2 and 4).

Then they kill the goat. Gruesome. They don’t cut her throat but slice her belly instead and plunge inside to cut the main artery. The guy who invited me is ecstatic and wants me to film the action. This is the second animal I film being slaughtered during my stay in Mongolia. We’ll have to put a « not for under 16 » warning before showing it to an audience.

Then they skin and empty her before cutting her to pieces.  In a large basin full of water they throw red hot stones which were in the fire, the pieces of meat, a cabbage, potatoes and seasoning…  All there is left to do now is to wait for the lot to cook.

And while you wait, you drink the traditional alcohol made of fermented mare’s milk (not very strong but not that pleasant either). Of course you must drink the first glass to the full if you don’t want to appear impolite, then you drink bier or vodka. They circle around with their bikes. A little group forms on the side to smoke the local marijuana (big joints 100% grass, no filter and rolled in paper table cloth). The least I can say is that after an hour some of them were not all that alert.

But it’s time to taste the goat so… Let’s go!

First they take the burning hot greasy stones out. Each of us gets one. You shove it from one hand to the other because they are so hot. It’s good for your health they say. After that you have dirty hands and are ready to eat. I am given a plate with a very fatty piece of goat to fight with, eating with my fingers. Then I get two bowls of broth and a potato. There are twenty of us enjoying this feast. As a special treat for desert the offer me a piece of fat… How can I refuse (there is no escape anyway)

Then I stay with the family for the night. They offer me a bed in the yurt and I sleep like a baby before leaving… as always.»

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