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Posts Tagged ‘frontière’

Mélusine roule, entre 8 et 10 heures par jours sur des mauvaises pistes, afin d’essayer de rattraper son retard et d’arriver à temps à Vladivostok. Elle en est encore à 1500 kilomètres, mais elle avance bien et cela semble encore possible de respecter les délais prévus. Elle ne ne peut pas communiquer, mais nous profitons pour publier un texte resté en suspend suite à son problème de vol, un peu plus sympathique celui là, à la frontière avec la Russie:

On trait les chèvres / Milking goats

« J’arrive  a Darhan et un motard me dépasse. C’est le premier mongol que je vois en grosse bécane (une susuki 1000). puis un deuxième, un troisième… Un groupe entier de motards. Pas une seule fille bien entendu. La moto est une chose sérieuse ici ! Je demande s’il connaisse une poste et ils me proposent de venir avec eux pour manger une chèvre ! J accepte cela a l air rigolo. Il font un peu rebelle, certain ont une crête, d’autre pleins de tatouages. Nous allons à 10km de la ville. Ils s’arrêtent d’abord pour acheter des bières et boire un coup de vodka pour la route. Celui qui habite ici a un side-car. Nous nous retrouvons dans la campagne, chez un de ses ami qui a un élevage de chèvre. Pendant que 3 d’entre eux essaye d attraper la chèvre, c’est démonstration de side-car, j ai même le droit de l essayer. Ils me font aussi monter sur un cheval et heureusement pas attraper la chèvre… l ambiance est cool.

Il y a deux yourte, une pour la mère du gars et l autre pour lui sa femme et leur deux petite filles de 2 et 4 ans.

ensuite ils tue la chèvre. C’est horrible, il ne lui tranche pas la gorge, il lui ouvre le ventre et plonge son bras à l’intérieur pour lui couper l’artère principale. Mais le gars qui m’a proposé de venir est ravit car il veut que je film, c est la deuxième bête que je film en train de se faire étriper pendant mon voyage en Mongolie. On mettra un sigle « interdit au moins de 16 ans » à la diffusion.

Enfin après il lui enlève la peau, les boyau, la coupe en morceau et dans une grande marmite, pleine d’eau ils mettent des pierres brulante qui étaient dans le feu et les morceau de

Tradition Mongole, au col / Mongol tradition.. To the brim

chèvre, un chou, des patates et un assaisonnement… Et il n’y a plus qu’à attendre que cela cuise tranquillement.

En attendant, dégustation d’alcool traditionnel à base de lait de jument fermenté, (c’est pas fort mais c’est pas bon non plus). Evidement le premier verre, tu es obligé de le boire en entier sinon cela ne va pas, puis bière ou vodka. ils font des tours de moto, un groupe se crée a part pour fumer de la marijuana local, des joint énorme 100 pour 100 herbe, pas de filtre, pas de tabac, roulé dans du papier pour nappe. autant dire qu’une heure après certains n’étaient plus très frais.

mais c’était l’heure pour manger la chèvre alors… A table !

ils sortent d’abord les pierres brulantes et graisseuse de la marmite et chacun a droit a sa pierre. Elle est brulante alors tu la passe dune main à l’autre c’est bon pour la santé parait-il.

Ensuite tu as les mains dégueulasse, mais t’es prête à manger. j’ai une assiette avec un bout de chèvre bien graisseuse que j’essaye de manger comme je peux avec mes doigts. Puis j’ai deux bols de bouillon et une patate, on est une vingtaine autour de la marmite. Et j’ai droit à un bout de graisse pour dessert… impossible de refuser (et j’adore la graisse…)

Je suis ensuite resté dormir avec la famille. Ils m ont offert un lit dans la yourte, et j ai très bien dormi… Avant de repartir. Comme toujours. »

Mélusine drives 8 to 10 hours a day on bad road to get back on time and be in Vladivostok on the right day. She still has 1500 km to cover but she fares well and it still seems possible to keep to schedule. She can’t go on Internet but we’ll take this silence as an opportunity to publish an text she hadn’t time to share with you because of the theft of her bag. This text is more pleasant and was written after she had entered Russia:

« I reash Darhan when a biker overtakes me. He is the first Mongol I see driving a big bike (Suzuki 1000), then a second one overtakes me, then a third one… A whole group of bikers. No female driver of course. Bikes are serious business here! I ask them for a post office and they invite me to their place to eat a goat! Sounds fun this! I accept with pleasure. They look like rebels, some have a mohawk, others bear tattoos. We drive 10 km from town. They first stop to by biers and get a shot of vodka for the road. The one living there drive a side-car. We soon find ourselves in the country, at one of his friends who breeds goats. While three of them try to catch the goat, I get a side-car show. I’m even allowed to try it. They also make me ride a horse. Fortunately I don’t have to catch the goat. The atmosphere is really cool.

There are two yurts. One for the guy’s mother and one for him, his wife and his two girls (2 and 4).

Then they kill the goat. Gruesome. They don’t cut her throat but slice her belly instead and plunge inside to cut the main artery. The guy who invited me is ecstatic and wants me to film the action. This is the second animal I film being slaughtered during my stay in Mongolia. We’ll have to put a « not for under 16 » warning before showing it to an audience.

Then they skin and empty her before cutting her to pieces.  In a large basin full of water they throw red hot stones which were in the fire, the pieces of meat, a cabbage, potatoes and seasoning…  All there is left to do now is to wait for the lot to cook.

And while you wait, you drink the traditional alcohol made of fermented mare’s milk (not very strong but not that pleasant either). Of course you must drink the first glass to the full if you don’t want to appear impolite, then you drink bier or vodka. They circle around with their bikes. A little group forms on the side to smoke the local marijuana (big joints 100% grass, no filter and rolled in paper table cloth). The least I can say is that after an hour some of them were not all that alert.

But it’s time to taste the goat so… Let’s go!

First they take the burning hot greasy stones out. Each of us gets one. You shove it from one hand to the other because they are so hot. It’s good for your health they say. After that you have dirty hands and are ready to eat. I am given a plate with a very fatty piece of goat to fight with, eating with my fingers. Then I get two bowls of broth and a potato. There are twenty of us enjoying this feast. As a special treat for desert the offer me a piece of fat… How can I refuse (there is no escape anyway)

Then I stay with the family for the night. They offer me a bed in the yurt and I sleep like a baby before leaving… as always.»

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Comme prévu, le matin à l’aube du premier jour de mon visa j’étais à la frontière Russe. Seulement deux heures et demi plus tard, j’étais entrée à nouveau en Russie, sans problème. L’augure était bonne. Elle ne devait malheureusement pas durer. Quelques heures plus tard, je me suis arrêtée dans une petite ville histoire de faire le plein et prendre quelques kopeks à un distributeur. Comme souvent des jeunes de 14 à 18 ans sont venus autours de ma moto. Du moins presque. L’un d’eux avait aussi une moto sympa. L’instant d’après, il filait sur sa moto avec mon sac avant contenant tout mon électronique et surtout la plupart des images réalisées ces trois derniers mois. L’autre complice et le surveillant de l’ensemble un peu en retrait on aussi disparu. Je cours après, mais c’est déjà trop tard. Je suis effondrée. Sans trop y croire, direction la police. J’ai surtout l’habitude des policiers demandant des bakchichs ici en Russie, et souvent plutôt élevé. J’ai déjà passé des heures à discuter pour refuser de payé 1000 ou 2000 euros… Sans jamais rien payer au final. Mais c’est long parfois. Et là, j’ai peur que cela ne recommence. Personne ne semble vraiment pressé de m’aider, de prendre une déposition ou autre. Les choses se font à la russe, tranquillement. Mais je suis finalement conduite au commissaire qui, trouve finalement un de ses hommes parlant anglais. Mon russe débutant mélangé à mon énervement n’était pas trop compréhensible !

Finalement, nous nous expliquons. Cela fait déjà des heures que je suis là. Mais les policiers s’énervent tout de même. Une étrangères attaquée en plein jour dans leur ville, ça la fout tout de même mal. On m’annonce qu’en général les affaires sont vite revendues. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un miroir ou d’un tube de rouge à lèvre qui constitue souvent leurs butins. Le matériel risque d’être un peu plus dur à écouler. On me montre des photos de jeunes réputés récidivistes. Pas évident de reconnaître quelqu’un. Surtout que je ne veux pas me tromper. Ce qu’il m’annonce vouloir faire s’ils les attrapent ne m’incite pas à donner une fausse personne. Mais j’en reconnais finalement un. Peu de temps après, ils l’on retrouvé et arrêté. Il donne rapidement ses complices. Mais je ne vois toujours pas revenir de sac. Finalement, à 23h, on m’amène le sac. Inventaire fait, il ne manque… que le miroir de mon rétroviseur cassé. je suis épuisée. Mais revoir mon sac est tout de même une sacrée nouvelle ! Le commissaire me prête son bureau pour dormir. Il aura été gentil de bout en bout. De quoi se réconcilier avec les policiers russes.

Le lendemain je voudrais partir, mais la procédure commence vraiment. Une journée pour inventorier mon matériel, déterminer sa valeur ; voir une avocate qui me représentera à un procès où je ne serai pas ; répondre à la télévision régionale qui a fait de cette affaire l’affaire criminelle de la semaine.

On me dit que je dois choisir pour le tribunal la peine demandée. On me propose, pour le plus âgé multirécidiviste soit 2 ans, soit 4 ans de prison ferme. Je signal que je trouve cela un peu beaucoup mais on me répond que cela n’est pas la première fois et que là c’est la fois de trop. Je prend 2 ans. On me montre aussi des photos du camps où ils seront envoyés sans doute. Là certain passe de qq semaines à plusieurs années. Il y a plein d’activité du genre escalade sur les arbres, jeux de balle collectif, apprendre à monter et démonter une kalachnikov… Voilà voilà. Chez nous aussi les prisons sont formatrices en criminalité. Au moins là c’est plus claire.

Ce n’est qu’à sept heures du soir que je suis « libérée » et que je peu repartir pour quelques kilomètres jusqu’à la capitale régionale.

Au final j’y perd tout de même. J’ai mes affaires, mais j’ai perdu 2 jours sur les 10 que j’avais pour rejoindre Vladivostok. Mission devenue presque impossible. Ma moto est vaillante mais elle a tout de même ses limites . Et il n’est pas certain que l’officier des douanes soit aussi sympa pour me laisser tout de même sortir hors visa. D’autant qu’il n’y aura plus de ferry. Je crains déjà les ennuis ou le bakchich… Mais une chose à la fois. Dodo. Et demain, rouler. Autant que possible. Nous verrons bien alors… Une expédition est d’espoirs et d’efforts, de joies et de quelques doutes. Cela n’enlève pas la passion.

As planned I am at the Russian border at the dawn of the first day of my visa. Two and a half hours later and without hassle I am back in Russia. It feels like a good omen. I am wrong though. A few hours later I stop in a little town to fill up and get a few kopeks from an ATM. As usual a small crowd of teenagers ranging 14 to 18 crowded around my bike. One also had a cool bike. A wink later he was off on his bike with my bag which held all my electronic equipment. His other buddy who kept watch also disappeared. I run after them but it’stoo late. Without much hope I turnto the police. I’m more used to them asking for bakchichs here, sometimes rather hefty ones. I have spent hours refusing to pay 1000 or 2000 euros… arguing until they give up. But it can take so much time. Now I fear it will be the same tune. No-one seems in a hurry to help and take my complaint. Things are done the Russian easy going way. I am finally presented to the inspector who brings over of his men who speaks English. My « Russian for beginners » added to great stress doesn’t help them to understand me.

At last we can talk. I have been at the station for hours already. But he policemen get annoyed. Having a foreigner attacked in their town is rather bad. They tell me that usually things get sold quickly. Except that in this case we are not talking the usual loot (a hand mirror or a lipstick) that can be easily transacted. The equipment will prove harder to sell. What they intend to do to these guys when they find them doesn’t entice me to accuse the wrong ones but I do finally recognize one. They soon find and arrest him and he spits out the names of his accomplices fairly quickly. No bag though. At 23:00 they bring it back to me. After inspection, the only thing missing is… the glass of my broken side-mirror. I am worn out but getting my bag back is no small thing! The inspector lends me his office for me to sleep in. He has been thoroughly nice throughout all this. Someone to reconcile me with the Russian police.

I want to leave the following day but procedure kicks in. I spend a day to make an inventory of all my gear, estimate its value, see a lawyer who will represent me at a trial that I won’t attend and am interviewed by the local TV that intends to present this event as the great crime news of the week.

They tell me I must decide on the sentence the tribunal should give. For the eldest who has a record of repeated offences they suggest 2 to 4 years in jail. I think it is a bit much but they insist saying it is not the first time and that this time he has gone too far. I decide on 2 years. They show me photos of the camp where they probably will be sent. Some spend from a few weeks to several years there. There are all sorts of activities… Tree climbing, ball games, learning to dismantle a kalashnikov and putting it back together again… Interesting… In France, jail is also a great school for crime but here they don’t pretend anything else.

I am « freed » at 19:00 and can drive a few kilometres away to the county’s main town.

In the end, although I got my stuff back I still have lost two days. Two days less on the ten days I need to reach Vladivostok. It seems almost impossible to do. My bike is willing but she has her limits. I can’t be sure either that they’ll let me out of the country with an outdated visa at the customs. The ferry will have gone too. It already feels like trouble or bakchich… One thing at a time though. Now sleep, tomorrow the road. As far as we can go. We’ll see then… An expedition is filled with hope and full of efforts, made of joys and a few uncertainties. Passion remains, though.

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Initialement, lorsque Mélusine à engagé son périple, elle espérait pouvoir passer par la Chine

Route Mongole / Mongol road

depuis la Mongolie. Des informations contradictoires existaient encore sur la possibilité exceptionnelle d’obtenir l’autorisation de conduire en Chine. Il est en effet impossible pour un non résident Chinois d’obtenir un permis de conduire . Un touriste, un transitaire, ne peut conduire en Chine, y comprit son propre véhicule. La Chine s’est donc fermée à Mélusine obligée de repasser par la Russie, où, après avoir obtenu sans soucis les deux premiers visas, le troisième s’est avéré impossible. C’est donc un visa de transit du maximum de durée qu’elle a finalement obtenu, soit 10 jours. ci-dessous une carte de l’itinéraire effectué et de l’itinéraire encore à réaliser.

Elle se trouve aujourd’hui’hui à la frontière russe. Demain, premier jour de son visa, elle rentrera donc en Russie dès les premières lueurs du jour (enfin, dès que les douaniers le voudront bien). Elle aura dès lors 10 jours pour les 4000 dernier kilomètre en Russie, jusqu’à Vladivostok. Là, un ferry part, selon certaine indication, le 31 août ou le 1  septembre pour le Japon. Si tout se passe bien, et que le ferry existe bien, elle devrait donc arriver au Japon début septembre pour les derniers kilomètres de son périple qui en compte déjà 20’000 à l’heure actuelle. Comme on dit… Il n’y a plus qu’à !

Initially, when Mélusine started her adventure, she hoped to drive from Mongolia through China. She was given contradictory information about the possibility of getting an exceptional permit to drive in China. In this country at present, not only a non-resident Chinese is’nt allowed a driving permit but a tourist or anyone in transit cannot drive even their own vehicle. China has therefore closed her doors on Mélusine who found herself forced to go via Russia again. If she obtained the first two visas for Russia fairly easily the third one proved impossible to get. Instead she was given a transit visa with a set number of 10 days. Below you can see the road she has to cover.

Today she is at the Russian border. Tomorrow at the break of dawn on the first days of her visa, she will enter Russia (hoping the custom guys will let her). She will then have 10 days to cover the last 4000 km to Vladivostok. From there a ferry leaves for Japan. It is unsure yet as to the exact date – August 31 or September 1. If all goes well and the ferry does exist, she will be in Japan the first days of September to drive the last stretch of her long adventure which has already covered 20 000km. As one says… Just do it!

Nouveau trajet / New road

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