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Posts Tagged ‘casque’

Si la pluie Viennoise m’a laissé un souvenir humide, la pluie d’Ukraine est placée sous le signe de la dangerosité. La pluie est assez pesante car fatigante, mais on avance, même doucement.

Arrivée à Odessa / Reaching Odessa

Les routes ne sont pas en très bon état ici en général, il faut éviter les nids de poule  et parfois certains tronçons de route sont vraiment en gravier,  avec de gros cailloux, et c’est un vrai gruyère (français). Quand il pleut très fort j’ai appris à ne pas rouler trop à droite, car une sorte de fossé causé par les roues des voiture se rempli d’eau et à grande vitesse, fais un peu surfer la moto (aquaplaning). On le teste une fois pas deux ! Apres le problème vient d’en face, quand un gros poids lourd passe à pleine vitesse et vous envoie trois seaux d’eau en même temps en pleine figure. Il faut prier pour qu’il n’y aie ni nids de poule trop grand ni gros cailloux qui pourraient déstabiliser la moto, car la voiture derrière qui vous suit de près n’a peu être pas de super frein. Le point positif est que lorsqu’il fait mauvais les chiens restent à l’abri et ne viennent pas vous courir après ou traverser inopinément la route.

Ici, le casque ou la ceinture se portent suivant l’envie et le portable au volant est un art de vivre pour certains.

La police est très présente mais ne me demande pas encore d’argent, même si elle aime bien m’arrêter. Elle me laisse en général vite repartir en pensant que je suis folle.

C’est amusant car les gens ne sont pas du tout méditerranéen, donc les premiers rapports se font souvent de manière assez froide mais une fois acquis, les liens semblent forts. J’ai eu la

Babouchka

chance d’être hébergé par deux familles différentes sur mon chemin. Vassa, vendeur de voitures et sa mère, Maroussa, et ensuite une famille composées de la grand-mère, sa fille et les 4 petites filles (entre 6 et 19 ans) donc ambiance des 4 filles du docteur March. Le père travaillant dans la carrière d’à côté avec des horaires assez extensibles, je ne l’ai pas du tout vu. J’ai l’impression qu’ici passé un certain âge, où dès qu’on a des petits enfants, on passe sous le nom générique de Babouchka qui signifie grand-mère. J’ai croise la Babouchka et sa fille en train de promener leurs vaches, je leur ai demandé si je pouvais camper dans leur jardin. La première chose que voulait savoir Babouchka était si j’étais mariée (bien sûr qu’elle question ?) combien j’allais lui donner et surtout quand je repartais ? D’accord pour une nuit, mais demain oust. J’ai passé la soirée à jouer au Uno (quel jeu génial quand on ne parle pas bien une langue) avec Inna(16) et Tania (19) devant les yeux amusées de la Babouchka. Le lendemain elle me demandait quand j’allais revenir…

Je suis arrive a Odessa en regrettant les charmes de la campagne. La campagne a quelque chose de terrien de rassurant. La ville est plus grosse, trop de gens, moche.

Je suis quand même là et je suis contente. J’ai fais ma première grosse étape, 4700km dans des conditions climatiques souvent très mauvaise. Je peux être fière.

If Vienna’s rain left somewhat damp memories, Ukranian rain means danger. This rain tires the body and feels heavy on the soul. Despite that we carry on, even if progress seems slow.

Roads are generally in poor state here… potholes and even sometimes long stretches of tarmac replaced by gravel seeded with small rocks that feels like French gruyere (with holes). Under heavy rain I have learned not to drive too much on the right as the cars have dug a long of pit that rapidly fills with water changing riding into uncomfortable surfing.  Once experienced, never again! Then problems come from lorries arriving full speed and sending you buckets of water to your face. You pray that you won’t fall into too large a pothole nor on a rock large enough to unbalance the bike as the car behind you might not have good brakes. Good point though is that when it rains, dogs stay in and do not run after you or suddenly cross the road under your wheels.

Here wearing a helmet or the safety belt is at your own discretion and cell-phoning at the wheel a way of life for many.

The police is very present but has not yet asked for money even if I am often stopped. They usually let me move on quickly thinking I am insane.

It is funny here as people haven’t got an ounce of Mediterranean blood. This means the first encounter is somewhat distant but once accepted, the ties feel strong. I was very lucky to be sheltered by two different families on the way: Vassa, who sells cars and his mother Maroussa, then a family composed of the grand-mother, her daughter and her four grand-daughters (aged 6 to 19) which felt like « The Four Daughters of Dr March ».

I never saw the father who works at the nearby quarry with extensible schedules. Here it feels that once you’ve reached a certain age or have grand-children you are automatically promoted to Babouchka which means Grand-Mother. I came across Babouchka and her daughter as they were taking the cow for a walk. I asked them if I could camp in their garden. The first thing Babouchka asked is if I was married (of course! Isn’t it obvious?) how much I was going to give her and more important, when I would leave. OK for one night but the following day, out! I spent the evening playing Uno (a great game when you don’t speak the same language) with Inna (16) and Tania (19), all the while watched by an amused Babouchka. The following day, she asked when I would be back…

I reached Odessa regretting the countryside. The countryside has an « earthy » feel that is reassuring. The town seems enormous and ugly with too many people in comparison.

But I’m here and happy. I’ve reached my first major stop. 4700Km in often very bad weather conditions. I think I can be proud of myself.

Port d'Odessa / Odessa Harbourg

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