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Posts Tagged ‘Amortisseur’

Je quitte le camp des chasseurs d aigle ou l’on m a accueilli il fait beau les pistes ont un peu séché et je contourne les masses de boue. La route est chaotique et je ne voie pas la piste qui part vers le nord, vers une route plus aisée (seul les locaux savent ou ils peuvent faire du hors piste pour rattraper certains axes). Je rencontre plusieurs personnes à vélo dont 2 français ravi d’être dans cet univers sans asphalte). Je stress d’avoir un accident seule au milieu de nulle part et redoute la pluie qui menace de transformer ma route en champ de boue inextricable. Les bosses sont hautes, les creux sont traitres et soudain, mon amortisseur qui a avait déjà fait beaucoup de kilomètre s’est casse. L’odeur d huile et la sensation plus dure de la moto a été immédiate. Je suis a 600km d Oulan Bator, mais a 2 km d’un hameau de 60 personne où il y a une station service. Je m’arrête et regarde l’état de la casse. Les locaux s’amasse autour de moi et me dise que c’est cassé (merci j avais cru comprendre) et rigole en disant « touriste, touriste, ha ha ha «  j’étouffe, mais tant pis personne ne m’indique un quelconque mécano qui pourrait faire l’affaire. Je ne sus qu’une touriste… je me met donc à démonter la bête et parce que c’est pas joli une femme qui bricole, l’un d’entre eux vient, me prend les outils des main, et démonte mon amortisseur. Du coup l’ensemble du groupe vient aider et commente ( je ne comprend pas le mongole, mais ca continue de rigoler…).

Il extrait la pièce, le ressort est cassé il y a de l’huile partout, il envoie le tout se faire ressouder. En remontant sur ma selle je ne suis pas certaine de la fiabilité du système, mais je n’ai pas le choix. Je repart en essayant d’éviter au maximum les bosses et les creux et en serrant les dent a chaque fois que j’entend mon « nouvel » amortisseur travailler. Je roule entre 20 et 30 km/heure si tout va bien. J’avance jusqu’a la nuit tombée et suis déprimée en voyant que les km qui me séparent d Oulan Bator diminuant si lentement. J’ai roulé 4 heures mais je n ai fait que 90km.  Il me reste plus de 500km a faire…

Fatiguée et ne pouvant plus vraiment voir l’état du chemin à cause de la nuit je m’arrête près de 3 yourtes. Le grand père et la grand mère entourés de leur petits enfants sortent avec curiosité. Je descend de la moto et j’ai a peine fais 2m que la moto tombe. (la béquille s est enfonce dans la terre). Bilan : mon rétroviseur coupé a la base et ma nouvelle manette d embrayage cassée de nouveau. C’est le pompon. Je me sens très très fatiguée. Le grand père adorable m’aide à remettre la moto sur roue et me montre ou je peux camper. On m’offre du thé, il parle un peu russe et on arrive a communiqué un peu. Le mongolien est une langue terrible pour nous français et après une semaine je ne sais toujours pas dire « bonjour » correctement.  Il s assure que je vais bien et m’envoie me coucher (sic).

Le lendemain matin je suis invitée a boire du lait de yak  tout juste bouilli avec les enfants. C est sucré. La mère se servira de ce qui reste pour faire une sorte de fromage. Le grand père reviens avec une nouvelle poignée et une vis pour mon miroir on répare ensemble au milieux des petits enfants. Il fait un tour avec la moto pour voir si cela fonctionne et reviens avec un large sourire « karacho, karacho motocycle » (c est bien , bonne moto).

J ai du baume au cœur en le regardant si joyeux. Je quitte ce havre de paix chargée de bonne énergie prête à affronter les kilomètres. J’ai la certitude que nous allons arriver a Oulan-Batoor toute les deux.

Derrière chacune de mes  galères il y a toujours beaucoup de solidarité et d’entraide. La vie est belle.

Je vais profiter de ces quelques jours forcés à Oulan Bator pour mettre quelques images et textes sur des rencontres. Cela va venir… A la vitesse d’Internet qui n’est ici pas le plus rapide.

I have just left the eagle hunters’ camp who sheltered me. The sun is out, tracks have dried a bit and I can spot mud holes. The path is chaotic and I miss the track that goes up north to an easier track (only locals know shortcuts). I meet a few people on bicycles on the way, two of them French and ecstatic for the lack of tarmac. I am very nervous of an accident alone in the middle of nowhere and fear the rain which threatens to change the path into an impossible river of mud. The bumps are enormous and holes treacherous then all of a sudden my shock absorber brakes. Immediately I smell oil and the bike feels harder. I am 600km away from Ulan Bator but there is a hamlet of 60 souls with a petrol station only 2km away. Local crowd around me telling me it is broken (you don’t say!) and laugh saying « Tourist! Tourist! ». I feel lost. No one to show me a mechanic who could help. I’m only a tourist after all…. So I start taking bits apart and because a woman doing mechanics is a poor sight one of them takes the tools from my hand and dislodges the absorder. Then the whole group wants to help and comments (I don’t understand what they are saying but they obviously find the whole thing funny…)

He extracts the spring which is broken. There is oil everywhere. He has the piece welded. When I climb back on the saddle I’m not that certain that it will hold but I don’t have much choice. And so I leave, avoiding bumps and holes as much as I can and gritting my teeth each time I hear the new shock absorber at work. Speed is down to 20 km/h. 30km if all goes well. I drive until nightfall and feel extremely down on seeing how far Ulan Bator still is. I have driven 4 hours and covered only 90 km. I still have more than 500 km to do…

Exhausted and not seeing the track properly anymore because of the night I stop near three yurts. Curious, te grandfather and the grandmother come out surrounded by their grandchildren. I climb off the bike, walk a few steps and the bike falls (the crutch sank in the mud). Result: a sectioned side-mirror and my new gear handle broken yet again. This is too much. I feel so depressed. Adorable, the grand-father helps me put the bike up again and shows me a spot where I can camp. Mongol is a very difficult language for us French and after a week I still cannot say « hello » properly. He makes sure I’m OK and sends me to bed (litteraly).

The following morning I am invited to drink with the children some freshly boiled yak milk. It is very sweet. The mother will use what is left to make a kind of cheese. The grandfather comes back with a new handle and a screw for my mirror. We repair together, surrounded by the grandchildren. He rides the bike around to ensure all is well then gives it back with a broad smile « karacho, karacho motocycle » (good, good bike).

My heart fills with happiness seeing him so joyful and it is full of new energy that I leave this haven. Full of new energy and ready to face the kilometres. I know now that we shall both reach Ulan Bator.

Each time I was in a dire situation, I found solidarity and help. Life is beautiful.

I will use this forced stop in Ulan Bator to put on line a few stories and photos on these encounters and photos. But it will be at the speed of Internet which rather crawls here

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