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Articles Tagués ‘Mélusine Mallender’

A Paris, plus de 600 motos et un millier de personne, majoritairement des femmes, ont donc défilé du Chateau de Vincennes jusqu’à la place du Trocadéro, en l’honneur de la journée de la femme. J’y étais avec la dernière Transalp gentillement prêtée par Honda. Une très belle journée, tant de part la météo que l’ambiance agréable qui se dégageait du cortège. Qu’il est drôle de voir autant de femmes sur de grosses cylindrées, alors que parfois sur la route on se sent un peu seule… Merci aux organisatrices et à l’année prochaine.

 

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Ce mercredi (16 février) à 15h19 et 23h55 sur France Info, je parle de la Mongolie durant ma traversée d’Asie centrale à moto ce dernier été dans la chronique Voyage d’Ingrid Pohu.

L’émission sera ensuite en streaming pour quelques jours sur le site de France Info (www.france-info.com).

D’autre part, je participerai à la journée « Toutes en moto » (voir http://www.toutesenmoto.com) qui se déroulera le dimanche 6 mars à Paris, en liaison avec la journée de la femme du 8 mars. A bientôt !!!

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Voilà quelques jours que je suis de retour en France. Mais comme toujours après une expédition, l’arrivée a été intense. Reprise du travail immédiate, retrouver ses repères après des mois « d’isolement » sur la route, organisation du traitement des images… Les choses se calment un peu et je vais pourvoir revenir sur ces derniers mois de voyages. En premier lieu, je voudrais remercier tous ceux qui m’ont suivi avec passion durant ces milliers de kilomètres de Paris à Vladivostok, puis au Japon. Remercier aussi ceux qui, plus directement, ont œuvré presque quotidiennement à assurer le suivi de cette aventure, en particulier Ariane Dupleich pour les traductions du site et Christian Clot pour ses nombreux conseils et mise à jour Internet. Remercier bien entendu tous ceux qui m’ont aidé, accueilli, soutenu au fil de la route. Ils sont trop nombreux pour être cité ici, mais tous resteront au chaud dans mon cœur. Un voyage solitaire ne veut pas dire dans la solitude, et toutes ces personnes me l’ont prouvé chaque jour tout au long ma route. Et bien entendu remercier ma moto… Après tant de kilomètres, de mauvaises pistes, tant de galères, elle a tenu bon jusqu’au dernier kilomètre de la traversée de l’Asie, m’a conduit jusqu’à Vladivostok où seul une mer la séparait encore du Japon… Comment décrire l’intensité de chaque jour de cette traversée, les paysages extraordinaires et variés, les rencontres, les émotions, les doutes et les joies, les peurs et les soulagements. Tous ces sentiments se mélangent et tourbillonnent dans ma tête, dans mon cœur, et il faudra encore quelque temps avant que je ne sois capable de trier tous cela. Si ma première expédition en Patagonie avait été particulièrement difficile et intense au point de vue physique, surtout en kayak dans les canaux, celle-ci l’a été particulièrement au niveau émotion. Partir seule n’a rien à voir avec le confort d’être à deux, et même si j’ai été souvent aidée et accueillie pour les nuits, c’est bien au cœur d’une aventure solitaire que j’ai progressé, ce qui, et je l’ai constaté chaque jour, n’a rien à voir avec ce que j’avais vécu jusque-là. Mais ces expériences sont autant de pierre qui construise un être, qui me permettent d’être plus fortes et plus à même d’envisager mes prochaines aventures, mes prochaines expéditions… Car comment s’arrêter là après autant de moment extraordinaire ? Car comme toujours, les moments difficiles s’estompent pour ne laisser place qu’au bonheur d’avoir été au bout de la route, d’avoir vécu tant d’intensité… Alors, déjà, je pense à la suite et à de nouveau départ… Dont je vous tiendrai au courant dès que les choses seront plus claires. Et en attendant… Quelques centaines de photos et dizaines d’heures d’images filmées à regarder pour voir ce que je peux en faire. Désolé pour ceux qui l’attendent, mais aucun livre n’est en prévision. Il n’est pas encore temps et je ne suis pas sûr de vouloir participer à l’idée trop rependue que celui qui voyage doit obligatoirement écrire un livre sans se poser la question de savoir si l’on sait écrire, ce qui pour moi reste un art. Je me contente pour l’heure de voyager, regarder, apprendre, filmer… Mais j’ai bon espoir de pouvoir raconter cette aventure au travers d’un film, qui demandera cependant un peu de temps pour être réalisé… Alors encore un peu de patience.

J’ai encore beaucoup à dire et écrire sur cette aventure, cela viendra petit à petit… Quelques articles de presse sont aussi en préparation. Je vous tiendrai au mieux informé des suites de ce projet… et des futures aventures. Merci à tous,

Mélusine

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Tokyo-Manga

Choc visuel, choc émotionnel. Fatiguée d’avoir quitté ma moto, fatiguée d’avoir croisé tant de pays différents, d’avoir essayé de m’adapter à différentes cultures. Le Japon est une rupture radicale. Cela commence dès mon arrivée à l’aéroport. Il faut remplir une fiche pour sortir et l’une des questions demandé est « quelles est mon adresse au Japon ? » Sans information (mon arrivée a Fukuoka n’étant pas prévue a la base, je pensais regarder sur internet en arrivant), je ne sais pas, je réponds : hôtel. -Quel hôtel ? -je ne sais pas -Comment vous ne savez pas vous n’avez pas prit de réservation ? -Non. C’est l’incompréhension des deux côtés. Apres 15mn et l’arrivée du chef de service je peux enfin partir. J’aurai au moins appris qu’au Japon on prévoit et on organise à l’avance ! Ma surprise est ensuite l’impression de me retrouver dans les mangas de mon adolescence. Tout est mignon, propre, petit. Je ne serais pas étonné de voir un Pokémon surgir du coin de la rue. Pas de violence ici, pas d’agressivité, c’est calme, c’est respectueux, c’est poli, « aligato gosaimaisse » c’est le premier mot que l’on apprend (merci) avec la petite courbette. Les gens sont toujours prêts à aider la pauvre « gaïgin » (étrangère) que je suis. A Osaka j’ai été gentiment reçu par mon ami Valentin qui vit dans la plus grosse colocation d’Osaka, 10 personnes partagent un appart en duplex avec des murs de papier (bonjour l’isolation). Malheureusement ils ne sont pas souvent     

tokyo-akasaka

là.Ils travaillent et ne comptent pas leurs heures de boulot. Il est très mal vu de partir avant son patron et ils quittent souvent leur travail vers 21h-22h, en ayant commencé leur journée à 8 heure. C’est normal, c’est tous les jours et 6 jours par semaine. Quantité ne veut pas dire qualité pour tous, si certains triment vraiment, beaucoup attendent l’heure sans pour autant être productif (normal après déjà 9heures de présence). Mais les japonais sont éduqués à vivre pour leur entreprise (cela nous semble tellement hors concept en France) et ne râlent pas, c’est ainsi. La femme a cependant un autre rôle, même si elle travaille après ses études, il n’est pas ringard pour beaucoup d’entre elles de vouloir être femme au foyer, et de le devenir. La nourriture frôle le pire et le meilleurs, mes papilles française découvrent l’art véritable du sushi mais aussi la très grandes variété de nouilles, soupes, currys, beignets. Tout est frais. Je n’aurai pas assez de temps pour tout gouter. Il faudra que je revienne.     

Chez Honda

J’ai eu le privilège de visiter l’usine mère moto Honda de Kumamoto, une usine exemple en matière d’écologies et d’attention envers ses employés. Une quarantaine de personnes montent en chaine et testent quelques 800 motos par jour. Qualité, rapidité et sens de l’environnement, pas étonnant que ma moto aie pu tenir aussi longtemps. Il ne leur manque qu’une moto à moteur propre… Malheureusement ce n’est pas ici que se montent les Varadero (c’est en Italie) et je ne pourrai pas voir les machines qui construisent ses pièces. Je suis ravie mais je reste un peu sur ma faim. J’aimerai pouvoir tout voir. Les gens qui moulent les pièces, ceux qui les assemble, ceux qui les peignent… je n ai vu que le dessus de l’Iceberg. Je repars avec une casquette et des idées dans la tête, pas de moto (cela ne tiens pas dans le sac à main). Kumamoto, Fukuoka, Osaka, Kyoto, Tokyo, je marche de ville en ville à défaut de rouler (vraiment je me sens bien seule et sans but sans ma Varadero) et découvre ce pays avec ravissement. Et déjà dans quelques jours, le retour en France…  

Temple d'or, Kyoto

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Ma plus grande surprise en voyageant en Russie fut la gentillesse des gens, avant de partir, beaucoup de mes proches et amis était inquiet, tous parlait de mafia, de disparition, de danger. Certes j ai eu mon lot de problèmes, mais j ai eut aussi d’incroyable rencontres et surtout une aide de personne qui ne m’avait jamais vu, qui ne me reverront sans doute jamais. Une aide gratuite, spontanée, sans avoir à la demander.

Sibérie

J’ai eu cette femme Lydia, prof de fitness a Moscou en voyage en Sibérie qui a trouvé mon voyage tellement incroyable qu’elle m’a offert un collier d’Agathe pour que je me souvienne d’elle. J’étais seule et elle ne saura jamais a quel point cela m’a touchée.

je cherchais des bougies japonaise, ma moto carbonisant tout ce qui venait de chine. Je suis aller chez Sacha un vendeur de pièce détachées. Il a dépêché tous ses amis motard pour trouver quelque chose en ville. Il n y avait rien. Alors ils ont démontés 4 bougies de leur propres motos qu’ils m’ont donné, pour que je continue mon voyage jusqu’a Vladivostok. Il se sont même excusé de me donner des bougies de seconde main.

D’autres motards « Vassili et Vassili » m’ont même offert un soir l’hôtel, m’ont nourris, payé le parking pour ma moto, pour que je ne dorme pas dans une tente au bord de la route.

C’est aussi grâce à d’autre motards Russes qui, me voyant seule, on fait en sorte qu’Alexei et Olga m’hébergent a Vladivostoc et s’occupe de moi. Le  réseau de motards est très

Sur la charrette, des fromages... / Cheese on cart...

soudé, tous quasiment font partie d’un club et son inscrit sur différente liste d’entraide. Lorsqu’un motard russe voyage il ne part jamais sans ses contacts ! J’ai reçu une liste que l’on ma donné en espérant ne l’utiliser que lors de cas d’extrême urgence. J’en ai crée une autre sur mon chemin… Mais je suis encore bluffée par tant de gentillesse. Cela a vraiment accompagné mes derniers jours en Sibérie.

Maintenant je suis au Japon, au pied du cratère volcanique le plus grand du monde, sur l’île méridionale de Kyushu. Un autre monde, une autre culture que j’apprend en me reposant un peu de la fatigues de la conduite infernale des dernières semaines. Il faut encore un peu de temps. Et les histoires reviennent petit à petit en mémoire. Encore un peu de temps…

My greatest surprise when travelling in Russia was the people’s kindness. Before leaving many around me were worried, all talked of mafia, kidnapping, danger… Of course I have had my share of problems but I also made incredible encounters and more specifically, received the help of people who didn’t know me and will probably never see me again. Free, spontaneous help that came without having to ask for it.

In Siberia, I remember Lydia, this woman who taught fitness in Moscow. She found this journey of mine so incredible she gave me an agate necklace so that I would remember her. I was feeling so lonely at this time, that she’ll never know how much she touched me by this gesture.

I was looking for Japanese sparkplugs, my bike eating up anything that came from China. I went to Sacha, a spare parts dealer. He despatched all his biker friends to get some in town. Finally, as they could not find any, they took 4 sparkplugs from their own bike so I could carry on to Vladivostok. They even apologised for giving me second hands.

Other bikers "Vassili and Vassili" even offered me a night at the hotel, fed me and payed for my bike’s parking lot so that I don’t sleep in a tent by the side of the road.

It is also thanks to other Russian bikers who, seeing I was alone, made sure that Alexei and Olga shelter me in Vladivostok and take care of me. The biker network is strong over there.

Most of them are part of a club and subscribe to different help lists. When a Russian biker travels, he never leaves without a list of contacts! I was given a list in case I found myself in a dire situation. I created another on the way… I still baffled by so much kindness. This was really uplifting during the last Siberian days.

I am now in Japan, at the feet of the greatest volcanic crater in the world on the island of Kyushu. Another world, another culture that I learn as I rest for the strain of the last few weeks. I still need a bit of time to remember stories… Just a little more time.

Alexei

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Les choses se sont un peu précipitée à Vladivostok, d’où ce petit temps avant de donner des nouvelles, dans un post un peu long, mais important.

Arrivée à Vladivostok, le bout de la route / Arrival in Vladivostok, the end of the road

Mélusine est arrivée à Vladivostok après avoir roulé plusieurs jours de suite dix heures par jour pour rattraper le temps et arriver à bonne date pour le ferry et sortir de Russie avant la fin de son Visa. Vladivostok à été un vrai soulagement. Après être partis de Paris (bon pas tout à fait au bord de l’Atlantique mais pas loin…) la moto et son pilote se trouvait bloquée par la mer de Japon, le bout de la route !

Le réseau motard est très développé dans ces régions de Russie avec une vrai solidarité entre eux. Quelque jour auparavant, elle avait du s’arrêter dans un garage pour acheter de nouvelles bougies, et le garagiste, motard, avait appelé des amis à Vladivostok. C’est donc un couple de ce réseau de motard qui l’a accueilli dans la capitale de l’est. Il était déjà près de 23h00, et il restait à Mélusine à déplacer sa moto du point de rendez-vous avec ce couple, au centre ville, jusqu’à leur habitation en périphérie. Malheureusement, le régime Vodka un peu trop habituel ne convient pas à tous le monde et sur la route un chauffard ébriété lui a soudain coupé la route, obligeant Mélusine à se

Entrée de Vladivostock / Entering Vladivostock

jeter sur le bas côté, assez profond, pour l’éviter. La moto n’était plus toute jeune, et quelques pièces n’attendaient que Vladivostok et un fossé trop profond pour dire à Mélusine qu’elles avaient déjà bien fait leurs travail. La suspension centrale « mongole » a cassé net, ainsi que le silentbloc, le moyeu arrière à prit un coup et le choc a du bouger ce qui tenait en équilibre dans le moteur qui n’a plus voulu redémarrer.

C’est donc tractée qu’elle a pu rejoindre la maison de ses amis, par un chauffard contrit presque dessoulé.

Au petit matin la police venue pour faire le point sur l’accident a confirmer à Mélusine qu’elle devait bien quitter la Russie et ne pouvait rien faire pour prolonger son visa. Par contre elle voulait garder la moto comme pièce à conviction.

Mais la lumière permettait surtout de faire un vrai état des lieux des réparations à effectuer. Rien d’insoluble… Mais du temps, des pièces à trouver et des réparations sur des réparations qui commençait à fragiliser l’ensemble. Une Varadero 125 est solide, très solide, mais a aussi ses limites, et Mélusine a bien senti qu’avec le temps impartis, les problèmes policiers les réparations devenaient totalement aléatoire. Elle avait aussi le sentiment que sa brave moto était arrivée au bout du chemin : elle l’avait amenée jusque là, à Vladivostok, au porte du Japon, avant de lui dire qu’elle était arrivé au bout de la route. Et la police ne voulait vraiment pas la lâcher.

Après avoir parcouru près de 140’000 km (plus de 3 fois le tour de la terre), 21’000 km pour cette expédition dont 5’000 de piste et routes défoncées,

Good-bye Sweet heart

Mélusine a décidé de dire au revoir à sa Varadero ! Une décision logique, mais malgré tout difficile après un tel parcours. Il a fallu un moment pour parvenir à lui dire Adieu…

Elle a dès lors juste eu le temps de trouver un billet pour le Japon et faire des papiers pour donner sa moto au couple de motard une fois l’investigation terminée. Elle ne roule aujourd’hui plus, mais Mélusine ne doute pas qu’après être passée dans les mains de ce bricoleur, elle repartira pour une nouvelle vie et fera le bonheur de quelqu’un. Elle a l’impression de rendre un peu de ce que tant de monde lui a donné le long de la route.

Mélusine vient donc, un peu dans la précipitation, d’arriver au Japon. Sans la moto, c’est vrai, mais c’est tout de même elle qui l’aura conduit jusque là.

Le voyage n’en est pas tout à fait terminé pour autant ! Il y a beaucoup à raconter sur ces derniers jours, ce que ne manquera pas de faire Mélusine prochainement (avec les images de la chèvre….!) Et il reste 15 jours durant lesquelles elle va visiter le Japon, le but malgré tout de ce voyage.

Et surtout, Honda Corp. lui a proposé de lui faire visiter son usine de Kumamoto, dans le sud, sur l’ile de Kyushu. Quelque chose de rare qu’elle fera avec grand plaisir.

Et comme toujours… Déjà les projets germent. Le voyage se termine pour qu’un nouveau puisse commencer. Et si on rentrait par l’Asie du Sud. Et si on traversait l’Orient. Et si…

Things got rather hectic in Vladivostok, hence this short delay before giving news. This article is a bit long but very important.

Mélusine arrived in Vladivostok after driving several days some 10 hours a day so as to compensate for the two lost days, arrive on time for the ferry and leave Russia before her visa expired. Reaching Vladivostok as true relief. After leaving Paris (OK it isn’t close to the Atlantic but it isn’t that far either…) the bike and her pilot had the Japan sea as end of the road!

Bikers networks are extended in these parts of Russia with and solidarity is their name. A few days ago, she had to stop at a garage to buy new spark plugs and the mechanic, a biker, called friends in Vladivostok. A couple of this network welcomed her in this eastern capital. It was nearly 23:00 and all Mélusine had to do was drive from the centre of town to their home in the suburbs. Unfortunately, vodka is not a good friend to all and a drunk driver suddenly cut the road, forcing Mélusine to throw herself on the side which was deep enough to avoid him.

The bike being old and a few parts were only waiting for Vladivostok and a deep gully to tell Mélusine they’d done all they could. The Mongol suspension broke as well as the silence block, the back hub took a blow too which shifted something in the engine as it refused to start again.

The bike was pulled at the friends’s house by the remorseful driver who was less drunk.

In the morning the police came to take the complaint and confirm to Mélusine that she had to leave Russia. They could do nothing to prolong it and they wanted to keep the bike as evidence.

Daylight though showed all that needed repairing. Nothing impossible… given time. Parts to find, repairs on repairs… A Varadero 125 is sturdy, very sturdy even, but it has its limits and Mélusine felt that in the time she had left, the problems with the police and the repairs that needed to be done all this was getting out of hand. She also felt that her brave bike had reach the end. She had taken her that far and had waited to reach Vladivostok, gates to Japan, to say it was the end of the road for her. And the police categorically refused to let go of her.

After having travelled together nearly 140 000 km (more than 3 times the circle of the earth), 21 000 km for this expedition, 5 000 of which on rutted tracks,

Mélusine decided to say good by to her Varadero. A logical decision but so difficult to take after such a ride. Good byes were long and painful….

After that Mélusine had barely time to get a ticket for Japan and draw the papers for the bike to be given to the couple when the police will release it. She cannot run anymore but Mélusine has no doubt that once under the hands of a passionate she will roll again and will make someone else happy. Mélusine feels it is a small gesture to give back a little to all those who gave her so much on the way.

Even if it was a bit hectic, Mélusine has just arrived in Japan. Without the bike but it was she who drove Mélusine all the way to where she is now. A lot still remains to be told about these last few days and Mélusine will no doubt share all this with us (more goat pictures please….!). And there are still 15 days to visit Japan which was one of the aims of this trip.

More over, Honda Corp. has offered that she visits their factory in Kumamoto, located in the South on the island of Kyushu. This is an exceptional invitation and Mélusine will go with real pleasure.

As always… New ideas of projects come to life. A journey ends allowing another to begin. What if we came back via South Asia… What if we crossed the Orient… What if…

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Il est minuit dans l’orient Russe lorsque Mélusine nous a envoyé un SMS : La voilà arrivée à Vladivostok ! Visiblement les deux derniers jours ont été épique, mais le résultat est là. elle vient de terminer la traversée intégrale du continent Asiatique. Sa moto Varadero 125 l’aura bien conduit jusqu’au Japon puisque, maintenant seul la mer du Japon la sépare de son but final. Demain, sans doute plus de nouvelle ! BRAVO à la conductrice et sa moto.

Trajet final jusqu'à Vladovostok

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Initialement, lorsque Mélusine à engagé son périple, elle espérait pouvoir passer par la Chine

Route Mongole / Mongol road

depuis la Mongolie. Des informations contradictoires existaient encore sur la possibilité exceptionnelle d’obtenir l’autorisation de conduire en Chine. Il est en effet impossible pour un non résident Chinois d’obtenir un permis de conduire . Un touriste, un transitaire, ne peut conduire en Chine, y comprit son propre véhicule. La Chine s’est donc fermée à Mélusine obligée de repasser par la Russie, où, après avoir obtenu sans soucis les deux premiers visas, le troisième s’est avéré impossible. C’est donc un visa de transit du maximum de durée qu’elle a finalement obtenu, soit 10 jours. ci-dessous une carte de l’itinéraire effectué et de l’itinéraire encore à réaliser.

Elle se trouve aujourd’hui’hui à la frontière russe. Demain, premier jour de son visa, elle rentrera donc en Russie dès les premières lueurs du jour (enfin, dès que les douaniers le voudront bien). Elle aura dès lors 10 jours pour les 4000 dernier kilomètre en Russie, jusqu’à Vladivostok. Là, un ferry part, selon certaine indication, le 31 août ou le 1  septembre pour le Japon. Si tout se passe bien, et que le ferry existe bien, elle devrait donc arriver au Japon début septembre pour les derniers kilomètres de son périple qui en compte déjà 20’000 à l’heure actuelle. Comme on dit… Il n’y a plus qu’à !

Initially, when Mélusine started her adventure, she hoped to drive from Mongolia through China. She was given contradictory information about the possibility of getting an exceptional permit to drive in China. In this country at present, not only a non-resident Chinese is’nt allowed a driving permit but a tourist or anyone in transit cannot drive even their own vehicle. China has therefore closed her doors on Mélusine who found herself forced to go via Russia again. If she obtained the first two visas for Russia fairly easily the third one proved impossible to get. Instead she was given a transit visa with a set number of 10 days. Below you can see the road she has to cover.

Today she is at the Russian border. Tomorrow at the break of dawn on the first days of her visa, she will enter Russia (hoping the custom guys will let her). She will then have 10 days to cover the last 4000 km to Vladivostok. From there a ferry leaves for Japan. It is unsure yet as to the exact date – August 31 or September 1. If all goes well and the ferry does exist, she will be in Japan the first days of September to drive the last stretch of her long adventure which has already covered 20 000km. As one says… Just do it!

Nouveau trajet / New road

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Je quitte le camp des chasseurs d aigle ou l’on m a accueilli il fait beau les pistes ont un peu séché et je contourne les masses de boue. La route est chaotique et je ne voie pas la piste qui part vers le nord, vers une route plus aisée (seul les locaux savent ou ils peuvent faire du hors piste pour rattraper certains axes). Je rencontre plusieurs personnes à vélo dont 2 français ravi d’être dans cet univers sans asphalte). Je stress d’avoir un accident seule au milieu de nulle part et redoute la pluie qui menace de transformer ma route en champ de boue inextricable. Les bosses sont hautes, les creux sont traitres et soudain, mon amortisseur qui a avait déjà fait beaucoup de kilomètre s’est casse. L’odeur d huile et la sensation plus dure de la moto a été immédiate. Je suis a 600km d Oulan Bator, mais a 2 km d’un hameau de 60 personne où il y a une station service. Je m’arrête et regarde l’état de la casse. Les locaux s’amasse autour de moi et me dise que c’est cassé (merci j avais cru comprendre) et rigole en disant « touriste, touriste, ha ha ha «  j’étouffe, mais tant pis personne ne m’indique un quelconque mécano qui pourrait faire l’affaire. Je ne sus qu’une touriste… je me met donc à démonter la bête et parce que c’est pas joli une femme qui bricole, l’un d’entre eux vient, me prend les outils des main, et démonte mon amortisseur. Du coup l’ensemble du groupe vient aider et commente ( je ne comprend pas le mongole, mais ca continue de rigoler…).

Il extrait la pièce, le ressort est cassé il y a de l’huile partout, il envoie le tout se faire ressouder. En remontant sur ma selle je ne suis pas certaine de la fiabilité du système, mais je n’ai pas le choix. Je repart en essayant d’éviter au maximum les bosses et les creux et en serrant les dent a chaque fois que j’entend mon « nouvel » amortisseur travailler. Je roule entre 20 et 30 km/heure si tout va bien. J’avance jusqu’a la nuit tombée et suis déprimée en voyant que les km qui me séparent d Oulan Bator diminuant si lentement. J’ai roulé 4 heures mais je n ai fait que 90km.  Il me reste plus de 500km a faire…

Fatiguée et ne pouvant plus vraiment voir l’état du chemin à cause de la nuit je m’arrête près de 3 yourtes. Le grand père et la grand mère entourés de leur petits enfants sortent avec curiosité. Je descend de la moto et j’ai a peine fais 2m que la moto tombe. (la béquille s est enfonce dans la terre). Bilan : mon rétroviseur coupé a la base et ma nouvelle manette d embrayage cassée de nouveau. C’est le pompon. Je me sens très très fatiguée. Le grand père adorable m’aide à remettre la moto sur roue et me montre ou je peux camper. On m’offre du thé, il parle un peu russe et on arrive a communiqué un peu. Le mongolien est une langue terrible pour nous français et après une semaine je ne sais toujours pas dire « bonjour » correctement.  Il s assure que je vais bien et m’envoie me coucher (sic).

Le lendemain matin je suis invitée a boire du lait de yak  tout juste bouilli avec les enfants. C est sucré. La mère se servira de ce qui reste pour faire une sorte de fromage. Le grand père reviens avec une nouvelle poignée et une vis pour mon miroir on répare ensemble au milieux des petits enfants. Il fait un tour avec la moto pour voir si cela fonctionne et reviens avec un large sourire « karacho, karacho motocycle » (c est bien , bonne moto).

J ai du baume au cœur en le regardant si joyeux. Je quitte ce havre de paix chargée de bonne énergie prête à affronter les kilomètres. J’ai la certitude que nous allons arriver a Oulan-Batoor toute les deux.

Derrière chacune de mes  galères il y a toujours beaucoup de solidarité et d’entraide. La vie est belle.

Je vais profiter de ces quelques jours forcés à Oulan Bator pour mettre quelques images et textes sur des rencontres. Cela va venir… A la vitesse d’Internet qui n’est ici pas le plus rapide.

I have just left the eagle hunters’ camp who sheltered me. The sun is out, tracks have dried a bit and I can spot mud holes. The path is chaotic and I miss the track that goes up north to an easier track (only locals know shortcuts). I meet a few people on bicycles on the way, two of them French and ecstatic for the lack of tarmac. I am very nervous of an accident alone in the middle of nowhere and fear the rain which threatens to change the path into an impossible river of mud. The bumps are enormous and holes treacherous then all of a sudden my shock absorber brakes. Immediately I smell oil and the bike feels harder. I am 600km away from Ulan Bator but there is a hamlet of 60 souls with a petrol station only 2km away. Local crowd around me telling me it is broken (you don’t say!) and laugh saying "Tourist! Tourist!". I feel lost. No one to show me a mechanic who could help. I’m only a tourist after all…. So I start taking bits apart and because a woman doing mechanics is a poor sight one of them takes the tools from my hand and dislodges the absorder. Then the whole group wants to help and comments (I don’t understand what they are saying but they obviously find the whole thing funny…)

He extracts the spring which is broken. There is oil everywhere. He has the piece welded. When I climb back on the saddle I’m not that certain that it will hold but I don’t have much choice. And so I leave, avoiding bumps and holes as much as I can and gritting my teeth each time I hear the new shock absorber at work. Speed is down to 20 km/h. 30km if all goes well. I drive until nightfall and feel extremely down on seeing how far Ulan Bator still is. I have driven 4 hours and covered only 90 km. I still have more than 500 km to do…

Exhausted and not seeing the track properly anymore because of the night I stop near three yurts. Curious, te grandfather and the grandmother come out surrounded by their grandchildren. I climb off the bike, walk a few steps and the bike falls (the crutch sank in the mud). Result: a sectioned side-mirror and my new gear handle broken yet again. This is too much. I feel so depressed. Adorable, the grand-father helps me put the bike up again and shows me a spot where I can camp. Mongol is a very difficult language for us French and after a week I still cannot say "hello" properly. He makes sure I’m OK and sends me to bed (litteraly).

The following morning I am invited to drink with the children some freshly boiled yak milk. It is very sweet. The mother will use what is left to make a kind of cheese. The grandfather comes back with a new handle and a screw for my mirror. We repair together, surrounded by the grandchildren. He rides the bike around to ensure all is well then gives it back with a broad smile "karacho, karacho motocycle" (good, good bike).

My heart fills with happiness seeing him so joyful and it is full of new energy that I leave this haven. Full of new energy and ready to face the kilometres. I know now that we shall both reach Ulan Bator.

Each time I was in a dire situation, I found solidarity and help. Life is beautiful.

I will use this forced stop in Ulan Bator to put on line a few stories and photos on these encounters and photos. But it will be at the speed of Internet which rather crawls here

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Depuis quelques jours, Mélusine est arrivée en Mongolie. Elle aura ainsi roulé dans tous les pays qu’elle voulait rencontrer, en dehors du Japon. Les routes sont maintenant

Camp en Mongolie / Camp in Mongolia

souvent difficiles, avec beaucoup de sable et de boue lorsqu’il pleut. Les hauts cols de l’Altaï font un peu tousser le moteur, et c’est parfois en poussant à côté de la moto qu’il faut terminer les derniers mètres trop raide. Mais l’équipage de la petite Varadero 125 et de Mélusine tient bon et avance à son rythme. Au grand désespoir de Mélusine, la nourriture est souvent assez difficile à trouver et tout est fait à base de graisse, y comprit le thé.

Après avoir avancé quelques jours en compagnie d’un motard Italien, elle est à nouveau seule sur les plateaux peu habité et sa plus grande inquiétude est d’avoir un problème sur ces chemins où il ne passe presque personne. Cela l’oblige à redoubler de prudence. Les nouvelles seront plus rares : Internet n’est pas encore arrivé dans les villages Mongols et le réseau téléphonique n’existe que dans les villes. Ailleurs, c’est le silence des Steppes qui domine. Et cela fait aussi du bien.

Mélusine has been in Mongolia for a few days now. She will have thus visited all the countries she wanted except Japan.

The roads are often difficult now, with lots of sand and mud when it rains. The heights of the Altaï often make the bike cough and sometimes she has to push her to cross the last to steep metres. But the little Varadero 125 and Mélusine hold on and travel at their own speed. To Mélusine’s greatest despair, food is scarce to find and made with fat, even tea.

After a few days travelling with an Italian biker, Mélusine is alone again on these fairly inhabited plateaux and her greatest fear is to have a problem and not being able to find help on these deserted roads. This forces her to be extra careful. News will be scarcer: Internet has not reached yet Mongol villages and telephone networks can only be found in towns. Everywhere else is the silence of the steppes and that is good too.

Rencontre

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