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Ma plus grande surprise en voyageant en Russie fut la gentillesse des gens, avant de partir, beaucoup de mes proches et amis était inquiet, tous parlait de mafia, de disparition, de danger. Certes j ai eu mon lot de problèmes, mais j ai eut aussi d’incroyable rencontres et surtout une aide de personne qui ne m’avait jamais vu, qui ne me reverront sans doute jamais. Une aide gratuite, spontanée, sans avoir à la demander.

Sibérie

J’ai eu cette femme Lydia, prof de fitness a Moscou en voyage en Sibérie qui a trouvé mon voyage tellement incroyable qu’elle m’a offert un collier d’Agathe pour que je me souvienne d’elle. J’étais seule et elle ne saura jamais a quel point cela m’a touchée.

je cherchais des bougies japonaise, ma moto carbonisant tout ce qui venait de chine. Je suis aller chez Sacha un vendeur de pièce détachées. Il a dépêché tous ses amis motard pour trouver quelque chose en ville. Il n y avait rien. Alors ils ont démontés 4 bougies de leur propres motos qu’ils m’ont donné, pour que je continue mon voyage jusqu’a Vladivostok. Il se sont même excusé de me donner des bougies de seconde main.

D’autres motards « Vassili et Vassili » m’ont même offert un soir l’hôtel, m’ont nourris, payé le parking pour ma moto, pour que je ne dorme pas dans une tente au bord de la route.

C’est aussi grâce à d’autre motards Russes qui, me voyant seule, on fait en sorte qu’Alexei et Olga m’hébergent a Vladivostoc et s’occupe de moi. Le  réseau de motards est très

Sur la charrette, des fromages... / Cheese on cart...

soudé, tous quasiment font partie d’un club et son inscrit sur différente liste d’entraide. Lorsqu’un motard russe voyage il ne part jamais sans ses contacts ! J’ai reçu une liste que l’on ma donné en espérant ne l’utiliser que lors de cas d’extrême urgence. J’en ai crée une autre sur mon chemin… Mais je suis encore bluffée par tant de gentillesse. Cela a vraiment accompagné mes derniers jours en Sibérie.

Maintenant je suis au Japon, au pied du cratère volcanique le plus grand du monde, sur l’île méridionale de Kyushu. Un autre monde, une autre culture que j’apprend en me reposant un peu de la fatigues de la conduite infernale des dernières semaines. Il faut encore un peu de temps. Et les histoires reviennent petit à petit en mémoire. Encore un peu de temps…

My greatest surprise when travelling in Russia was the people’s kindness. Before leaving many around me were worried, all talked of mafia, kidnapping, danger… Of course I have had my share of problems but I also made incredible encounters and more specifically, received the help of people who didn’t know me and will probably never see me again. Free, spontaneous help that came without having to ask for it.

In Siberia, I remember Lydia, this woman who taught fitness in Moscow. She found this journey of mine so incredible she gave me an agate necklace so that I would remember her. I was feeling so lonely at this time, that she’ll never know how much she touched me by this gesture.

I was looking for Japanese sparkplugs, my bike eating up anything that came from China. I went to Sacha, a spare parts dealer. He despatched all his biker friends to get some in town. Finally, as they could not find any, they took 4 sparkplugs from their own bike so I could carry on to Vladivostok. They even apologised for giving me second hands.

Other bikers « Vassili and Vassili » even offered me a night at the hotel, fed me and payed for my bike’s parking lot so that I don’t sleep in a tent by the side of the road.

It is also thanks to other Russian bikers who, seeing I was alone, made sure that Alexei and Olga shelter me in Vladivostok and take care of me. The biker network is strong over there.

Most of them are part of a club and subscribe to different help lists. When a Russian biker travels, he never leaves without a list of contacts! I was given a list in case I found myself in a dire situation. I created another on the way… I still baffled by so much kindness. This was really uplifting during the last Siberian days.

I am now in Japan, at the feet of the greatest volcanic crater in the world on the island of Kyushu. Another world, another culture that I learn as I rest for the strain of the last few weeks. I still need a bit of time to remember stories… Just a little more time.

Alexei

Les choses se sont un peu précipitée à Vladivostok, d’où ce petit temps avant de donner des nouvelles, dans un post un peu long, mais important.

Arrivée à Vladivostok, le bout de la route / Arrival in Vladivostok, the end of the road

Mélusine est arrivée à Vladivostok après avoir roulé plusieurs jours de suite dix heures par jour pour rattraper le temps et arriver à bonne date pour le ferry et sortir de Russie avant la fin de son Visa. Vladivostok à été un vrai soulagement. Après être partis de Paris (bon pas tout à fait au bord de l’Atlantique mais pas loin…) la moto et son pilote se trouvait bloquée par la mer de Japon, le bout de la route !

Le réseau motard est très développé dans ces régions de Russie avec une vrai solidarité entre eux. Quelque jour auparavant, elle avait du s’arrêter dans un garage pour acheter de nouvelles bougies, et le garagiste, motard, avait appelé des amis à Vladivostok. C’est donc un couple de ce réseau de motard qui l’a accueilli dans la capitale de l’est. Il était déjà près de 23h00, et il restait à Mélusine à déplacer sa moto du point de rendez-vous avec ce couple, au centre ville, jusqu’à leur habitation en périphérie. Malheureusement, le régime Vodka un peu trop habituel ne convient pas à tous le monde et sur la route un chauffard ébriété lui a soudain coupé la route, obligeant Mélusine à se

Entrée de Vladivostock / Entering Vladivostock

jeter sur le bas côté, assez profond, pour l’éviter. La moto n’était plus toute jeune, et quelques pièces n’attendaient que Vladivostok et un fossé trop profond pour dire à Mélusine qu’elles avaient déjà bien fait leurs travail. La suspension centrale « mongole » a cassé net, ainsi que le silentbloc, le moyeu arrière à prit un coup et le choc a du bouger ce qui tenait en équilibre dans le moteur qui n’a plus voulu redémarrer.

C’est donc tractée qu’elle a pu rejoindre la maison de ses amis, par un chauffard contrit presque dessoulé.

Au petit matin la police venue pour faire le point sur l’accident a confirmer à Mélusine qu’elle devait bien quitter la Russie et ne pouvait rien faire pour prolonger son visa. Par contre elle voulait garder la moto comme pièce à conviction.

Mais la lumière permettait surtout de faire un vrai état des lieux des réparations à effectuer. Rien d’insoluble… Mais du temps, des pièces à trouver et des réparations sur des réparations qui commençait à fragiliser l’ensemble. Une Varadero 125 est solide, très solide, mais a aussi ses limites, et Mélusine a bien senti qu’avec le temps impartis, les problèmes policiers les réparations devenaient totalement aléatoire. Elle avait aussi le sentiment que sa brave moto était arrivée au bout du chemin : elle l’avait amenée jusque là, à Vladivostok, au porte du Japon, avant de lui dire qu’elle était arrivé au bout de la route. Et la police ne voulait vraiment pas la lâcher.

Après avoir parcouru près de 140’000 km (plus de 3 fois le tour de la terre), 21’000 km pour cette expédition dont 5’000 de piste et routes défoncées,

Good-bye Sweet heart

Mélusine a décidé de dire au revoir à sa Varadero ! Une décision logique, mais malgré tout difficile après un tel parcours. Il a fallu un moment pour parvenir à lui dire Adieu…

Elle a dès lors juste eu le temps de trouver un billet pour le Japon et faire des papiers pour donner sa moto au couple de motard une fois l’investigation terminée. Elle ne roule aujourd’hui plus, mais Mélusine ne doute pas qu’après être passée dans les mains de ce bricoleur, elle repartira pour une nouvelle vie et fera le bonheur de quelqu’un. Elle a l’impression de rendre un peu de ce que tant de monde lui a donné le long de la route.

Mélusine vient donc, un peu dans la précipitation, d’arriver au Japon. Sans la moto, c’est vrai, mais c’est tout de même elle qui l’aura conduit jusque là.

Le voyage n’en est pas tout à fait terminé pour autant ! Il y a beaucoup à raconter sur ces derniers jours, ce que ne manquera pas de faire Mélusine prochainement (avec les images de la chèvre….!) Et il reste 15 jours durant lesquelles elle va visiter le Japon, le but malgré tout de ce voyage.

Et surtout, Honda Corp. lui a proposé de lui faire visiter son usine de Kumamoto, dans le sud, sur l’ile de Kyushu. Quelque chose de rare qu’elle fera avec grand plaisir.

Et comme toujours… Déjà les projets germent. Le voyage se termine pour qu’un nouveau puisse commencer. Et si on rentrait par l’Asie du Sud. Et si on traversait l’Orient. Et si…

Things got rather hectic in Vladivostok, hence this short delay before giving news. This article is a bit long but very important.

Mélusine arrived in Vladivostok after driving several days some 10 hours a day so as to compensate for the two lost days, arrive on time for the ferry and leave Russia before her visa expired. Reaching Vladivostok as true relief. After leaving Paris (OK it isn’t close to the Atlantic but it isn’t that far either…) the bike and her pilot had the Japan sea as end of the road!

Bikers networks are extended in these parts of Russia with and solidarity is their name. A few days ago, she had to stop at a garage to buy new spark plugs and the mechanic, a biker, called friends in Vladivostok. A couple of this network welcomed her in this eastern capital. It was nearly 23:00 and all Mélusine had to do was drive from the centre of town to their home in the suburbs. Unfortunately, vodka is not a good friend to all and a drunk driver suddenly cut the road, forcing Mélusine to throw herself on the side which was deep enough to avoid him.

The bike being old and a few parts were only waiting for Vladivostok and a deep gully to tell Mélusine they’d done all they could. The Mongol suspension broke as well as the silence block, the back hub took a blow too which shifted something in the engine as it refused to start again.

The bike was pulled at the friends’s house by the remorseful driver who was less drunk.

In the morning the police came to take the complaint and confirm to Mélusine that she had to leave Russia. They could do nothing to prolong it and they wanted to keep the bike as evidence.

Daylight though showed all that needed repairing. Nothing impossible… given time. Parts to find, repairs on repairs… A Varadero 125 is sturdy, very sturdy even, but it has its limits and Mélusine felt that in the time she had left, the problems with the police and the repairs that needed to be done all this was getting out of hand. She also felt that her brave bike had reach the end. She had taken her that far and had waited to reach Vladivostok, gates to Japan, to say it was the end of the road for her. And the police categorically refused to let go of her.

After having travelled together nearly 140 000 km (more than 3 times the circle of the earth), 21 000 km for this expedition, 5 000 of which on rutted tracks,

Mélusine decided to say good by to her Varadero. A logical decision but so difficult to take after such a ride. Good byes were long and painful….

After that Mélusine had barely time to get a ticket for Japan and draw the papers for the bike to be given to the couple when the police will release it. She cannot run anymore but Mélusine has no doubt that once under the hands of a passionate she will roll again and will make someone else happy. Mélusine feels it is a small gesture to give back a little to all those who gave her so much on the way.

Even if it was a bit hectic, Mélusine has just arrived in Japan. Without the bike but it was she who drove Mélusine all the way to where she is now. A lot still remains to be told about these last few days and Mélusine will no doubt share all this with us (more goat pictures please….!). And there are still 15 days to visit Japan which was one of the aims of this trip.

More over, Honda Corp. has offered that she visits their factory in Kumamoto, located in the South on the island of Kyushu. This is an exceptional invitation and Mélusine will go with real pleasure.

As always… New ideas of projects come to life. A journey ends allowing another to begin. What if we came back via South Asia… What if we crossed the Orient… What if…

Vladivostok

Il est minuit dans l’orient Russe lorsque Mélusine nous a envoyé un SMS : La voilà arrivée à Vladivostok ! Visiblement les deux derniers jours ont été épique, mais le résultat est là. elle vient de terminer la traversée intégrale du continent Asiatique. Sa moto Varadero 125 l’aura bien conduit jusqu’au Japon puisque, maintenant seul la mer du Japon la sépare de son but final. Demain, sans doute plus de nouvelle ! BRAVO à la conductrice et sa moto.

Trajet final jusqu'à Vladovostok

Mélusine roule, entre 8 et 10 heures par jours sur des mauvaises pistes, afin d’essayer de rattraper son retard et d’arriver à temps à Vladivostok. Elle en est encore à 1500 kilomètres, mais elle avance bien et cela semble encore possible de respecter les délais prévus. Elle ne ne peut pas communiquer, mais nous profitons pour publier un texte resté en suspend suite à son problème de vol, un peu plus sympathique celui là, à la frontière avec la Russie:

On trait les chèvres / Milking goats

« J’arrive  a Darhan et un motard me dépasse. C’est le premier mongol que je vois en grosse bécane (une susuki 1000). puis un deuxième, un troisième… Un groupe entier de motards. Pas une seule fille bien entendu. La moto est une chose sérieuse ici ! Je demande s’il connaisse une poste et ils me proposent de venir avec eux pour manger une chèvre ! J accepte cela a l air rigolo. Il font un peu rebelle, certain ont une crête, d’autre pleins de tatouages. Nous allons à 10km de la ville. Ils s’arrêtent d’abord pour acheter des bières et boire un coup de vodka pour la route. Celui qui habite ici a un side-car. Nous nous retrouvons dans la campagne, chez un de ses ami qui a un élevage de chèvre. Pendant que 3 d’entre eux essaye d attraper la chèvre, c’est démonstration de side-car, j ai même le droit de l essayer. Ils me font aussi monter sur un cheval et heureusement pas attraper la chèvre… l ambiance est cool.

Il y a deux yourte, une pour la mère du gars et l autre pour lui sa femme et leur deux petite filles de 2 et 4 ans.

ensuite ils tue la chèvre. C’est horrible, il ne lui tranche pas la gorge, il lui ouvre le ventre et plonge son bras à l’intérieur pour lui couper l’artère principale. Mais le gars qui m’a proposé de venir est ravit car il veut que je film, c est la deuxième bête que je film en train de se faire étriper pendant mon voyage en Mongolie. On mettra un sigle « interdit au moins de 16 ans » à la diffusion.

Enfin après il lui enlève la peau, les boyau, la coupe en morceau et dans une grande marmite, pleine d’eau ils mettent des pierres brulante qui étaient dans le feu et les morceau de

Tradition Mongole, au col / Mongol tradition.. To the brim

chèvre, un chou, des patates et un assaisonnement… Et il n’y a plus qu’à attendre que cela cuise tranquillement.

En attendant, dégustation d’alcool traditionnel à base de lait de jument fermenté, (c’est pas fort mais c’est pas bon non plus). Evidement le premier verre, tu es obligé de le boire en entier sinon cela ne va pas, puis bière ou vodka. ils font des tours de moto, un groupe se crée a part pour fumer de la marijuana local, des joint énorme 100 pour 100 herbe, pas de filtre, pas de tabac, roulé dans du papier pour nappe. autant dire qu’une heure après certains n’étaient plus très frais.

mais c’était l’heure pour manger la chèvre alors… A table !

ils sortent d’abord les pierres brulantes et graisseuse de la marmite et chacun a droit a sa pierre. Elle est brulante alors tu la passe dune main à l’autre c’est bon pour la santé parait-il.

Ensuite tu as les mains dégueulasse, mais t’es prête à manger. j’ai une assiette avec un bout de chèvre bien graisseuse que j’essaye de manger comme je peux avec mes doigts. Puis j’ai deux bols de bouillon et une patate, on est une vingtaine autour de la marmite. Et j’ai droit à un bout de graisse pour dessert… impossible de refuser (et j’adore la graisse…)

Je suis ensuite resté dormir avec la famille. Ils m ont offert un lit dans la yourte, et j ai très bien dormi… Avant de repartir. Comme toujours. »

Mélusine drives 8 to 10 hours a day on bad road to get back on time and be in Vladivostok on the right day. She still has 1500 km to cover but she fares well and it still seems possible to keep to schedule. She can’t go on Internet but we’ll take this silence as an opportunity to publish an text she hadn’t time to share with you because of the theft of her bag. This text is more pleasant and was written after she had entered Russia:

« I reash Darhan when a biker overtakes me. He is the first Mongol I see driving a big bike (Suzuki 1000), then a second one overtakes me, then a third one… A whole group of bikers. No female driver of course. Bikes are serious business here! I ask them for a post office and they invite me to their place to eat a goat! Sounds fun this! I accept with pleasure. They look like rebels, some have a mohawk, others bear tattoos. We drive 10 km from town. They first stop to by biers and get a shot of vodka for the road. The one living there drive a side-car. We soon find ourselves in the country, at one of his friends who breeds goats. While three of them try to catch the goat, I get a side-car show. I’m even allowed to try it. They also make me ride a horse. Fortunately I don’t have to catch the goat. The atmosphere is really cool.

There are two yurts. One for the guy’s mother and one for him, his wife and his two girls (2 and 4).

Then they kill the goat. Gruesome. They don’t cut her throat but slice her belly instead and plunge inside to cut the main artery. The guy who invited me is ecstatic and wants me to film the action. This is the second animal I film being slaughtered during my stay in Mongolia. We’ll have to put a « not for under 16″ warning before showing it to an audience.

Then they skin and empty her before cutting her to pieces.  In a large basin full of water they throw red hot stones which were in the fire, the pieces of meat, a cabbage, potatoes and seasoning…  All there is left to do now is to wait for the lot to cook.

And while you wait, you drink the traditional alcohol made of fermented mare’s milk (not very strong but not that pleasant either). Of course you must drink the first glass to the full if you don’t want to appear impolite, then you drink bier or vodka. They circle around with their bikes. A little group forms on the side to smoke the local marijuana (big joints 100% grass, no filter and rolled in paper table cloth). The least I can say is that after an hour some of them were not all that alert.

But it’s time to taste the goat so… Let’s go!

First they take the burning hot greasy stones out. Each of us gets one. You shove it from one hand to the other because they are so hot. It’s good for your health they say. After that you have dirty hands and are ready to eat. I am given a plate with a very fatty piece of goat to fight with, eating with my fingers. Then I get two bowls of broth and a potato. There are twenty of us enjoying this feast. As a special treat for desert the offer me a piece of fat… How can I refuse (there is no escape anyway)

Then I stay with the family for the night. They offer me a bed in the yurt and I sleep like a baby before leaving… as always.»

Comme prévu, le matin à l’aube du premier jour de mon visa j’étais à la frontière Russe. Seulement deux heures et demi plus tard, j’étais entrée à nouveau en Russie, sans problème. L’augure était bonne. Elle ne devait malheureusement pas durer. Quelques heures plus tard, je me suis arrêtée dans une petite ville histoire de faire le plein et prendre quelques kopeks à un distributeur. Comme souvent des jeunes de 14 à 18 ans sont venus autours de ma moto. Du moins presque. L’un d’eux avait aussi une moto sympa. L’instant d’après, il filait sur sa moto avec mon sac avant contenant tout mon électronique et surtout la plupart des images réalisées ces trois derniers mois. L’autre complice et le surveillant de l’ensemble un peu en retrait on aussi disparu. Je cours après, mais c’est déjà trop tard. Je suis effondrée. Sans trop y croire, direction la police. J’ai surtout l’habitude des policiers demandant des bakchichs ici en Russie, et souvent plutôt élevé. J’ai déjà passé des heures à discuter pour refuser de payé 1000 ou 2000 euros… Sans jamais rien payer au final. Mais c’est long parfois. Et là, j’ai peur que cela ne recommence. Personne ne semble vraiment pressé de m’aider, de prendre une déposition ou autre. Les choses se font à la russe, tranquillement. Mais je suis finalement conduite au commissaire qui, trouve finalement un de ses hommes parlant anglais. Mon russe débutant mélangé à mon énervement n’était pas trop compréhensible !

Finalement, nous nous expliquons. Cela fait déjà des heures que je suis là. Mais les policiers s’énervent tout de même. Une étrangères attaquée en plein jour dans leur ville, ça la fout tout de même mal. On m’annonce qu’en général les affaires sont vite revendues. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un miroir ou d’un tube de rouge à lèvre qui constitue souvent leurs butins. Le matériel risque d’être un peu plus dur à écouler. On me montre des photos de jeunes réputés récidivistes. Pas évident de reconnaître quelqu’un. Surtout que je ne veux pas me tromper. Ce qu’il m’annonce vouloir faire s’ils les attrapent ne m’incite pas à donner une fausse personne. Mais j’en reconnais finalement un. Peu de temps après, ils l’on retrouvé et arrêté. Il donne rapidement ses complices. Mais je ne vois toujours pas revenir de sac. Finalement, à 23h, on m’amène le sac. Inventaire fait, il ne manque… que le miroir de mon rétroviseur cassé. je suis épuisée. Mais revoir mon sac est tout de même une sacrée nouvelle ! Le commissaire me prête son bureau pour dormir. Il aura été gentil de bout en bout. De quoi se réconcilier avec les policiers russes.

Le lendemain je voudrais partir, mais la procédure commence vraiment. Une journée pour inventorier mon matériel, déterminer sa valeur ; voir une avocate qui me représentera à un procès où je ne serai pas ; répondre à la télévision régionale qui a fait de cette affaire l’affaire criminelle de la semaine.

On me dit que je dois choisir pour le tribunal la peine demandée. On me propose, pour le plus âgé multirécidiviste soit 2 ans, soit 4 ans de prison ferme. Je signal que je trouve cela un peu beaucoup mais on me répond que cela n’est pas la première fois et que là c’est la fois de trop. Je prend 2 ans. On me montre aussi des photos du camps où ils seront envoyés sans doute. Là certain passe de qq semaines à plusieurs années. Il y a plein d’activité du genre escalade sur les arbres, jeux de balle collectif, apprendre à monter et démonter une kalachnikov… Voilà voilà. Chez nous aussi les prisons sont formatrices en criminalité. Au moins là c’est plus claire.

Ce n’est qu’à sept heures du soir que je suis « libérée » et que je peu repartir pour quelques kilomètres jusqu’à la capitale régionale.

Au final j’y perd tout de même. J’ai mes affaires, mais j’ai perdu 2 jours sur les 10 que j’avais pour rejoindre Vladivostok. Mission devenue presque impossible. Ma moto est vaillante mais elle a tout de même ses limites . Et il n’est pas certain que l’officier des douanes soit aussi sympa pour me laisser tout de même sortir hors visa. D’autant qu’il n’y aura plus de ferry. Je crains déjà les ennuis ou le bakchich… Mais une chose à la fois. Dodo. Et demain, rouler. Autant que possible. Nous verrons bien alors… Une expédition est d’espoirs et d’efforts, de joies et de quelques doutes. Cela n’enlève pas la passion.

As planned I am at the Russian border at the dawn of the first day of my visa. Two and a half hours later and without hassle I am back in Russia. It feels like a good omen. I am wrong though. A few hours later I stop in a little town to fill up and get a few kopeks from an ATM. As usual a small crowd of teenagers ranging 14 to 18 crowded around my bike. One also had a cool bike. A wink later he was off on his bike with my bag which held all my electronic equipment. His other buddy who kept watch also disappeared. I run after them but it’stoo late. Without much hope I turnto the police. I’m more used to them asking for bakchichs here, sometimes rather hefty ones. I have spent hours refusing to pay 1000 or 2000 euros… arguing until they give up. But it can take so much time. Now I fear it will be the same tune. No-one seems in a hurry to help and take my complaint. Things are done the Russian easy going way. I am finally presented to the inspector who brings over of his men who speaks English. My « Russian for beginners » added to great stress doesn’t help them to understand me.

At last we can talk. I have been at the station for hours already. But he policemen get annoyed. Having a foreigner attacked in their town is rather bad. They tell me that usually things get sold quickly. Except that in this case we are not talking the usual loot (a hand mirror or a lipstick) that can be easily transacted. The equipment will prove harder to sell. What they intend to do to these guys when they find them doesn’t entice me to accuse the wrong ones but I do finally recognize one. They soon find and arrest him and he spits out the names of his accomplices fairly quickly. No bag though. At 23:00 they bring it back to me. After inspection, the only thing missing is… the glass of my broken side-mirror. I am worn out but getting my bag back is no small thing! The inspector lends me his office for me to sleep in. He has been thoroughly nice throughout all this. Someone to reconcile me with the Russian police.

I want to leave the following day but procedure kicks in. I spend a day to make an inventory of all my gear, estimate its value, see a lawyer who will represent me at a trial that I won’t attend and am interviewed by the local TV that intends to present this event as the great crime news of the week.

They tell me I must decide on the sentence the tribunal should give. For the eldest who has a record of repeated offences they suggest 2 to 4 years in jail. I think it is a bit much but they insist saying it is not the first time and that this time he has gone too far. I decide on 2 years. They show me photos of the camp where they probably will be sent. Some spend from a few weeks to several years there. There are all sorts of activities… Tree climbing, ball games, learning to dismantle a kalashnikov and putting it back together again… Interesting… In France, jail is also a great school for crime but here they don’t pretend anything else.

I am « freed » at 19:00 and can drive a few kilometres away to the county’s main town.

In the end, although I got my stuff back I still have lost two days. Two days less on the ten days I need to reach Vladivostok. It seems almost impossible to do. My bike is willing but she has her limits. I can’t be sure either that they’ll let me out of the country with an outdated visa at the customs. The ferry will have gone too. It already feels like trouble or bakchich… One thing at a time though. Now sleep, tomorrow the road. As far as we can go. We’ll see then… An expedition is filled with hope and full of efforts, made of joys and a few uncertainties. Passion remains, though.

Mélusine est re-entrée en Russie ce matin, visiblement sans difficulté. Elle peut maintenant se concentrer sur la route. En attendant de la retrouver deux nouveaux articles de presse :

- Ce samedi, motomag a publié une news. Voir ICI.

- Aujourd’hui paraît dans moto-infos.com une interview de Mélusine faite à Oulan Baator. Voir ICI.

Quelques nouvelles images sont également en galerie de photo.

A bientôt

Mélusine entered Russia this morning, and without problem. She can now concentrate on the road. In the mean time, here are two new press releases:

- This Saturday on motomag a news. Click HERE.

- Today on  moto-infos.com an interview of Mélusine in Ulant Bator. Click HERE.

Now photos in the gallery.

See you soon!

Initialement, lorsque Mélusine à engagé son périple, elle espérait pouvoir passer par la Chine

Route Mongole / Mongol road

depuis la Mongolie. Des informations contradictoires existaient encore sur la possibilité exceptionnelle d’obtenir l’autorisation de conduire en Chine. Il est en effet impossible pour un non résident Chinois d’obtenir un permis de conduire . Un touriste, un transitaire, ne peut conduire en Chine, y comprit son propre véhicule. La Chine s’est donc fermée à Mélusine obligée de repasser par la Russie, où, après avoir obtenu sans soucis les deux premiers visas, le troisième s’est avéré impossible. C’est donc un visa de transit du maximum de durée qu’elle a finalement obtenu, soit 10 jours. ci-dessous une carte de l’itinéraire effectué et de l’itinéraire encore à réaliser.

Elle se trouve aujourd’hui’hui à la frontière russe. Demain, premier jour de son visa, elle rentrera donc en Russie dès les premières lueurs du jour (enfin, dès que les douaniers le voudront bien). Elle aura dès lors 10 jours pour les 4000 dernier kilomètre en Russie, jusqu’à Vladivostok. Là, un ferry part, selon certaine indication, le 31 août ou le 1  septembre pour le Japon. Si tout se passe bien, et que le ferry existe bien, elle devrait donc arriver au Japon début septembre pour les derniers kilomètres de son périple qui en compte déjà 20’000 à l’heure actuelle. Comme on dit… Il n’y a plus qu’à !

Initially, when Mélusine started her adventure, she hoped to drive from Mongolia through China. She was given contradictory information about the possibility of getting an exceptional permit to drive in China. In this country at present, not only a non-resident Chinese is’nt allowed a driving permit but a tourist or anyone in transit cannot drive even their own vehicle. China has therefore closed her doors on Mélusine who found herself forced to go via Russia again. If she obtained the first two visas for Russia fairly easily the third one proved impossible to get. Instead she was given a transit visa with a set number of 10 days. Below you can see the road she has to cover.

Today she is at the Russian border. Tomorrow at the break of dawn on the first days of her visa, she will enter Russia (hoping the custom guys will let her). She will then have 10 days to cover the last 4000 km to Vladivostok. From there a ferry leaves for Japan. It is unsure yet as to the exact date – August 31 or September 1. If all goes well and the ferry does exist, she will be in Japan the first days of September to drive the last stretch of her long adventure which has already covered 20 000km. As one says… Just do it!

Nouveau trajet / New road

Oulan Baator

Oulan Baator est une ville champignon qui s’est mis a grandir de manière anarchique et exponentielle depuis une dizaine d année. Il y a ici 1.5 million d’habitant face aux 3 millions pour l’ensemble de la population mongolienne

Il y a 15 ans il n y avait pas de voiture juste des chevaux, c’était la misère on pouvait se battre pour du pain, tellement il n y avait rien. Maintenant embouteillage, building, magasin de luxe, agences de tourisme qui promettent l’authentique, mais aussi pickpockets, vodka, et pollution. Les filles sont en général assez chic talon haut etc,… et les mec sont aussi très fashion. Les mongoles sont en tout cas très jolies,  j’en ai même vu avec des yeux claires au milieux de la Mongolie.

Au centre de grand complexes d’immeuble moderne, autour des maisons, des yourtes se tassent les unes contre les autres le long de chemin boueux. L eau n’est bien sur généralement pas courante, et son accessibilité est signe de niveau social. On est loin du reste de la Mongolie, plus tranquille et tellement plus chaleureuse.

Les flics sont souvent drôle. On a l’impression qu’ils ont pris des cours de majorettes. Ils agitent leurs bâtons, mais cela ne sert à rien, ils sont incapables de contrôler la circulation. On roule partout, y comprit sur le trottoir.

Oasis

Un peu à l’écart de cette cohue, Oasis (www.intergam-oasis.com), est une guesthouse tenue par un couple venu 15 ans plus tôt. Il propose un lieux de rendez-vous inattendu. 3 chambres et 6 yourtes en dortoir, un café, internet… . Motards, voitures, bicyclette du bout du monde, viennent ici se reposer prendre les dernières infos, réparer leurs matériels…avant de repartir sur les routes. C’est un lieu d échange mais aussi un espace protégé, idéal pour faire le point sur son équipement,

J’ai d’ailleurs retrouver ici Volker, et Daniel (www.one-out.blogspot.com), mes éphémères compagnons de voyages. On s’aide, on se conseille, on se supporte, la route est longue, parfois difficile, parfois solitaire. Il est bon de partager et de se sentir moins seule. Il est maintenant à la fois difficile et nécessaire d en repartir, car le confort est tentant. Ce sera chose faite aux premières heures demain matin !

Ma moto a pus se refaire une santé. Mon amortisseur a été changé, j ai un nouveau filtre à air, une nouvelle batterie, de nouvelles bougies, une

Révision / Check-over

nouvelle chambre a air (j ai trouve le moyen de crever ici et mon tubless s’est ainsi transformé en, pneu à chambre), elle est briquée, gaffée…

Je crois qu’elle et moi, nous sommes prêtes a repartir ; pas le choix de toute façon, la suite promet d’être plus proche de la course, que du voyage, 4000 km en moins de 10 jours sur des routes douteuses, jusqu’à Vladivostok. Mais impossible d’obtenir un visa russe plus long. Pas le droit à l’erreur ou à la panne. Quelle pressions :) . C’est cours, mais impossible n est pas français.

For the past ten years, Ulan Bator as been growing in a very anarchic and exponential way sheltering 1.5 million souls for a total population of 3 millions in Mongolia.

15 years ago, there were no cars, just horses. Misery everywhere leading people to fight for a piece of bread. Now there are traffic jams, buildings, luxury shops, travel agencies promising authentic experiences and… there are pickpockets, there is vodka and pollution. Girls have adopted fashion and high heals as for guys, they also look very trendy. Mongolian girls are very pretty. I even saw a few in the middle of Mongolia with clear eyes.

Centre of town is made of modern buildings. These then give way to houses then to yurts that cluster alongside muddy paths. Of course there is no running water there as running water is a sign of social ascent. We are a long way away from the rest of Mongolia which is so much more peaceful and welcoming.

The police is often rather funny. You’d think they’ve followed majorette classes the way they wave their stick. Very uselessly too as the traffic pays no heed. Everybody drives where they can, including the pavement.

A little away from this chaotic crows stands the Oasis (www.intergam-oasis.com). It is a guest house run by a couple who settled here 15 years ago. They offer a surprising meeting place. You’ll find 3 bedrooms and dormitories spread in 6 yurts, a café, internet…. Bikers, cyclists and car drivers from all over the world gather here for a rest, to get the latest news or do a few repairs. It is a protected place where you can exchange with others. An ideal place to do a check-over.

Here I found Volker and Daniel ((www.one-out.blogspot.com), my ephemeral travel companions. We help each other, give and take advice, bear with each other too. The road is long, sometimes difficult, sometimes lonely. It’s good to exchange a bit and feel less alone. But although difficult, it is necessary to leave as comfort is tempting. And leave I shall, first thing tomorrow morning!

The bike is back in shape. Her shock absorber has been changed, got her a new air filter, a new battery, new spark plugs, new air tube (would you believe a tubeless getting a puncture? It soon got repaired with an air tube). I have cleaned and strengthened her.

I think we are both ready to go back on the road; no real choice anyway as what is awaiting feels more like a race than just travelling around. 4000 km in less than 10 days on poor roads right up to Vladivostok…. It was impossible to get a longer visa so I can’t afford any error or breakage. That’s pressure for you . Really not much time. There again who said « impossible is not a French word »?

Avec un peu d'aide des fois / Sometimes with some help

Je quitte le camp des chasseurs d aigle ou l’on m a accueilli il fait beau les pistes ont un peu séché et je contourne les masses de boue. La route est chaotique et je ne voie pas la piste qui part vers le nord, vers une route plus aisée (seul les locaux savent ou ils peuvent faire du hors piste pour rattraper certains axes). Je rencontre plusieurs personnes à vélo dont 2 français ravi d’être dans cet univers sans asphalte). Je stress d’avoir un accident seule au milieu de nulle part et redoute la pluie qui menace de transformer ma route en champ de boue inextricable. Les bosses sont hautes, les creux sont traitres et soudain, mon amortisseur qui a avait déjà fait beaucoup de kilomètre s’est casse. L’odeur d huile et la sensation plus dure de la moto a été immédiate. Je suis a 600km d Oulan Bator, mais a 2 km d’un hameau de 60 personne où il y a une station service. Je m’arrête et regarde l’état de la casse. Les locaux s’amasse autour de moi et me dise que c’est cassé (merci j avais cru comprendre) et rigole en disant « touriste, touriste, ha ha ha «  j’étouffe, mais tant pis personne ne m’indique un quelconque mécano qui pourrait faire l’affaire. Je ne sus qu’une touriste… je me met donc à démonter la bête et parce que c’est pas joli une femme qui bricole, l’un d’entre eux vient, me prend les outils des main, et démonte mon amortisseur. Du coup l’ensemble du groupe vient aider et commente ( je ne comprend pas le mongole, mais ca continue de rigoler…).

Il extrait la pièce, le ressort est cassé il y a de l’huile partout, il envoie le tout se faire ressouder. En remontant sur ma selle je ne suis pas certaine de la fiabilité du système, mais je n’ai pas le choix. Je repart en essayant d’éviter au maximum les bosses et les creux et en serrant les dent a chaque fois que j’entend mon « nouvel » amortisseur travailler. Je roule entre 20 et 30 km/heure si tout va bien. J’avance jusqu’a la nuit tombée et suis déprimée en voyant que les km qui me séparent d Oulan Bator diminuant si lentement. J’ai roulé 4 heures mais je n ai fait que 90km.  Il me reste plus de 500km a faire…

Fatiguée et ne pouvant plus vraiment voir l’état du chemin à cause de la nuit je m’arrête près de 3 yourtes. Le grand père et la grand mère entourés de leur petits enfants sortent avec curiosité. Je descend de la moto et j’ai a peine fais 2m que la moto tombe. (la béquille s est enfonce dans la terre). Bilan : mon rétroviseur coupé a la base et ma nouvelle manette d embrayage cassée de nouveau. C’est le pompon. Je me sens très très fatiguée. Le grand père adorable m’aide à remettre la moto sur roue et me montre ou je peux camper. On m’offre du thé, il parle un peu russe et on arrive a communiqué un peu. Le mongolien est une langue terrible pour nous français et après une semaine je ne sais toujours pas dire « bonjour » correctement.  Il s assure que je vais bien et m’envoie me coucher (sic).

Le lendemain matin je suis invitée a boire du lait de yak  tout juste bouilli avec les enfants. C est sucré. La mère se servira de ce qui reste pour faire une sorte de fromage. Le grand père reviens avec une nouvelle poignée et une vis pour mon miroir on répare ensemble au milieux des petits enfants. Il fait un tour avec la moto pour voir si cela fonctionne et reviens avec un large sourire « karacho, karacho motocycle » (c est bien , bonne moto).

J ai du baume au cœur en le regardant si joyeux. Je quitte ce havre de paix chargée de bonne énergie prête à affronter les kilomètres. J’ai la certitude que nous allons arriver a Oulan-Batoor toute les deux.

Derrière chacune de mes  galères il y a toujours beaucoup de solidarité et d’entraide. La vie est belle.

Je vais profiter de ces quelques jours forcés à Oulan Bator pour mettre quelques images et textes sur des rencontres. Cela va venir… A la vitesse d’Internet qui n’est ici pas le plus rapide.

I have just left the eagle hunters’ camp who sheltered me. The sun is out, tracks have dried a bit and I can spot mud holes. The path is chaotic and I miss the track that goes up north to an easier track (only locals know shortcuts). I meet a few people on bicycles on the way, two of them French and ecstatic for the lack of tarmac. I am very nervous of an accident alone in the middle of nowhere and fear the rain which threatens to change the path into an impossible river of mud. The bumps are enormous and holes treacherous then all of a sudden my shock absorber brakes. Immediately I smell oil and the bike feels harder. I am 600km away from Ulan Bator but there is a hamlet of 60 souls with a petrol station only 2km away. Local crowd around me telling me it is broken (you don’t say!) and laugh saying « Tourist! Tourist! ». I feel lost. No one to show me a mechanic who could help. I’m only a tourist after all…. So I start taking bits apart and because a woman doing mechanics is a poor sight one of them takes the tools from my hand and dislodges the absorder. Then the whole group wants to help and comments (I don’t understand what they are saying but they obviously find the whole thing funny…)

He extracts the spring which is broken. There is oil everywhere. He has the piece welded. When I climb back on the saddle I’m not that certain that it will hold but I don’t have much choice. And so I leave, avoiding bumps and holes as much as I can and gritting my teeth each time I hear the new shock absorber at work. Speed is down to 20 km/h. 30km if all goes well. I drive until nightfall and feel extremely down on seeing how far Ulan Bator still is. I have driven 4 hours and covered only 90 km. I still have more than 500 km to do…

Exhausted and not seeing the track properly anymore because of the night I stop near three yurts. Curious, te grandfather and the grandmother come out surrounded by their grandchildren. I climb off the bike, walk a few steps and the bike falls (the crutch sank in the mud). Result: a sectioned side-mirror and my new gear handle broken yet again. This is too much. I feel so depressed. Adorable, the grand-father helps me put the bike up again and shows me a spot where I can camp. Mongol is a very difficult language for us French and after a week I still cannot say « hello » properly. He makes sure I’m OK and sends me to bed (litteraly).

The following morning I am invited to drink with the children some freshly boiled yak milk. It is very sweet. The mother will use what is left to make a kind of cheese. The grandfather comes back with a new handle and a screw for my mirror. We repair together, surrounded by the grandchildren. He rides the bike around to ensure all is well then gives it back with a broad smile « karacho, karacho motocycle » (good, good bike).

My heart fills with happiness seeing him so joyful and it is full of new energy that I leave this haven. Full of new energy and ready to face the kilometres. I know now that we shall both reach Ulan Bator.

Each time I was in a dire situation, I found solidarity and help. Life is beautiful.

I will use this forced stop in Ulan Bator to put on line a few stories and photos on these encounters and photos. But it will be at the speed of Internet which rather crawls here

Aaaah ! Les visas

Bon, la bonne nouvelle, suspension réparée. De ce côté là, après essai, cela semble tenir le choc. Ainsi, après pas mal de dizaines

Marché OUlan / Market in Ulan

de milliers de kilomètres et pas mal sur des sales routes, ce sera la première pièce structurelles que j’aurai du changer. Pas grand chose finalement. Encore quelques soucis avec mes bougies, mais ce n’est pas évident avec les passages de cols/vallées/cols de bien régler la carburation entre altitude et plaine. Mais côté mécanique, ça roule pas mal, et c’est le cas de le dire. Ils ont en plus un chouette marché avec plein de pièces de tout ici, plutôt chouette. L’aspect moins drôle, c’est pour avoir mon troisième Visa Russe. Avant mon départ, je savais déjà que je ne pourrais pas passer par la Chine contrairement à mes espoirs, puisqu’il est impossible d’avoir un permis chinois pour un non résident, et que les permis internationaux, c’est niet. Du coup, je dois passer une troisième fois par la Russie, jusqu’à Vladivostok. Sauf que si mes deux premiers visas ont été sans soucis et que mes renseignements semblaient dire que le troisième irait de même, et bien ici, à Oulan Batoor, pas vraiment ! Soit j’attend au moins 15 jours pour espérer avoir un visa tourisme… 15 jours que je ne peux plus me permettre. Soit je n’obtiens qu’un visa de transit de 10 jours. 10 jours pour faire les 4’000 kilomètres que je dois faire en Russie. Assez chaud, vu les routes toujours assez mauvaises. Un beau défi cela dit… Mais il ne faudrait pas qu’il y aie me moindre soucis technique. Parce qu’alors, non seulement je raterais le ferry pour le Japon (Et oui, ils font bien les choses chez Honda, mais pas encore de Varadero 125 flottante, je leur en parlerai !) mais surtout je me retrouve en Russie sans visa. Et ça, nos amis Russe… Ils aiment pas !

A défaut de Suspension, j'aurais pu acheter des bottes... / Instead of suspension I could have bought boots

Du coup, avant de me lancer dans la courses aux kilomètres Russe, je me suis rapprocher de l’ambassade de France pour voir s’il peuvent faire quelque chose, soit du côté du Visa à l’ambassade Mongole, soit du côté Russe.

Merci à tous pour vos soutiens, vos commentaires et vos visites, cela fait non seulement chaud au coeur, mais cela donne un sens à ce voyage vers le Japon. A bientôt pour la suite des épisodes administratifs !

The good news is that the suspension is repaired. After a few tests it seems to hold. After several thousand kilometres and a lot of those on bad roads it will be the first structural piece I’ll have had to change. Can’t complain when you think about it. Still trouble with the spark plugs… Not easy to tune proper carburetion when the altitude varies so much. On the mechanical side though you could say that everything is rolling fine. They’ve got a great market here where you can find all sorts of spares. It’s rather cool.

The not so good news is about my third Russian visa. Before leaving I knew, against all hopes, that I would have to forget riding in China. It is impossible to obtain a non-resident Chinese permit and international permits are no go. This means I have yet again to go through Russia right up to Vladivostok. My first two visas were easily obtained and I was told I would have no problem to obtain a third one. But here in Ulan Bator it seems complicated. Either I wait at least two weeks hoping to get a tourist visa… Two weeks which I cannot afford time wise, or I get a ten days transit visa. Ten days to cover 4,000 km. Knowing the state of the roads… Quite a challenge. Cross fingers I don’t have any mechanical problem though because not only will I miss the ferry for Japan (Honda might do wonders but a floating 125 Varadero I have yet to see – May be I should suggest it to them) but worse I’ll find myself with an outdated visa, something our Russian friends do not like at all.

So before engaging myself on the Russian race I approached the French embassy for help either on the Mongol side or the Russian side.

Thank you all for your support, your comments and your visits on the blog. Not only does it warm my heart but it gives this quest to Japan more meaning. To be continued with news about these visa problems!

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